• Les chroniques d'Aurélie Sfez , Souâd Belhaddad et Eva Bester :

Aurélie Sfez reçoit NXH . NXH est diplomé des Beaux-Arts de Bordeaux et crée une musique "plastique". Avec sa guitare, sa réverb et son walk-man, il nous plonge dans des paysages et des nappes sonores hypnotiques. NXH est un artiste contemplatif qui s'inspire aussi bien de John Cage, de Vincent Gallo que du groupe Sunn O))).

Une musique minimaliste et poétique qui s'inscrit dans l'art contemporain.

Son album autoproduit Black Album "Etude 2001, 2004" est disponible en envoyant un mail à l'adresse : n.x.h@voila.fr

Souâd Belhaddad reçoit Bernard Menez et Jean-Paul Muel , pour la pièce de théâtre Le Gros, la vache et le mainate , au Théâtre du Rond-Point (Paris), du 7 février au 3 mars 2012. Un texte de Pierre Guillois et une mise en scène de Bernard Menez.

La tournée :

  • Centre Culturel à Bouguenais (44), le 6 mars 2012 Piano’cktail

  • Le Grand R - Scène Nationale à La Roche sur Yon (85), les 9 et 10 mars 2012

  • La Coupole à Saint-Louis (68), le 17 mars 2012

  • Maison de la Culture à Amiens (80), les 3 et 4 avril 2012

  • La Halle aux Grains - Scène Nationale à Blois (41), les 11 et 12 avril 2012

  • Théâtre du Jorat à Mézières (78), Du 26 au 29 avril 2012

  • Théâtre d’Alençon - Scène Nationale à Alençon (61), le 15 mai 2012

Eva Bester s'intéresse aux Histoires humoristiques de Stephen Leacock (Robert Laffont). L'ouvrage a été réédité en 2008, aux éditions Rivages, sous le nom Panique à la banque.

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Panique à la banque
Panique à la banque © Radio France / Stephen Leacock

Dans le texte inaugural de ce recueil, intitulé 'Panique à la banque', un provincial vient pour la première fois déposer ses économies dans une institution bancaire : la solennité des lieux et du personnel fait monter en lui une panique grandissante et, au terme d'une série d'échanges où l'absurde le dispute à l'angoisse, il finira par vider son compte aussitôt après l'avoir ouvert. Application exemplaire de l'humour tel que l'avait défini Twain : 'Toute chose humaine est pathétique. La source secrète de l'humour n'est pas la joie mais le chagrin.'

Au fil des quarante textes qui composent ce recueil - le premier est l'un des meilleurs de l'auteur - Stephen Leacock fait feu de tout bois et montre l'étendue de sa palette d'humoriste : parodies de genres en vogue, critiques sociales d'un humour noir grinçant, incursions dans l'absurde et le non-sens. Comme le disait l'un de ses fervents admirateurs : "C'est un des types les plus drôles que je connaisse... Une fois qu'on a commencé à le lire, on ne peut plus s'arrêter" (Groucho Marx).

  • L'invité de Tania de Montaigne :

Tania de Montaigne reçoit Clément Chéroux, pour son introduction au livre Regardez, il va peut-être se passer quelque chose... , paru en février 2012 (Textuel) et son rôle de commissaire de l'exposition Derrière le rideau - L'esthétique photomaton , qui se tient jusqu'au 20 mai 2012 au Musée de l'Elysée à Lausanne (Suisse).

Regardez, il va peut-être se passer quelque chose
Regardez, il va peut-être se passer quelque chose © Radio France / Clément Chéroux

En 1979, Alain Baczynsky, artiste israélien d’origine belge âgé de 26 ans, entame une psychanalyse. Parce qu’il est autant un homme d’images que de paroles, il éprouve la nécessité, à l’issue de chaque séance, de se prendre en photographie dans la cabine de photomaton la plus proche. Une fois le rideau bien tiré, Baczynsky rejoue devant l’objectif ce qui s’est dit – ou pas – pendant la séance. Pendant trente mois, de février 1979 à juillet 1981, Baczynsky réalise ainsi 242 autoportraits automatiques. C’est cette extraordinaire collection de « têtes d’expression », aujourd’hui conservée au Musée national d’art moderne – Centre Pompidou, qui est ici révélée. Regardez, il va peut-être se passer quelque chose…Une introduction de Clément Chéroux décrypte le geste de l’artiste et l’inscrit dans un demi siècle d’histoire du photomaton, médium à part entière. L’ouvrage est complété d’un essai du psychanalyste Horacio Amigorena.

Derrière le rideau - L'esthétique photomaton
Derrière le rideau - L'esthétique photomaton © Radio France / Clément Chéroux

Lorsque les premières cabines de photomaton furent installées à Paris en 1928, les surréalistes en firent un usage intensif et compulsif. En quelques minutes, et pour une somme modique, la machine leur offrait, dans le domaine du portrait, une expérience similaire à celle de l’écriture automatique. Depuis, des générations d’artistes ont été fascinées par le principe du photomaton. De Andy Warhol à Arnulf Rainer, en passant par Thomas Ruff, Cindy Sherman, ou Gillian Wearing, ils sont nombreux à s’être emparés du photomaton pour jouer avec leur identité, raconter des histoires, ou faire des mondes. Derrière le rideau - L’Esthétique Photomaton , une création du Musée de l’Elysée, est la première étude consacrée à l’esthétique du photomaton, divisée en six grandes sections thématiques : la cabine, l’automatisme, le principe de la bande, qui suis-je?, qui es-tu?, qui sommes-nous?. Pourvoyeur des portraits normalisés légaux, il est en effet l’outil idéal de l’introspection et offre une réflexion sur autrui, individuellement ou en groupe. En réunissant plus de 600 oeuvres réalisées sur différents médias (photographies, huiles sur toile, lithographies et vidéos) par une soixantaine d’artistes internationaux, l’exposition révèle l’influence du photomaton au sein du milieu artistique depuis sa création jusqu’à nos jours.

  • L'invité d'Alexandre Héraud :

Alexandre Héraud reçoit Frank Cassenti , pour la rediffusion du film L'affiche rouge , à 19h30, le 28 février 2012, au Forum des Images, dans le cadre du Festival CinéMa Ville. Frank Cassenti sera également mis à l'honneur, le 5 mars 2012, lors d'une projection à la SACEM, à 19h, de Music is my way , un film sur le festival jazz à Porquerolles.

L'affiche rouge
L'affiche rouge © Radio France / Frank Cassenti

Sur les murs de la France occupée, une affiche rouge désignait à la vindicte publique un groupe de résistants étrangers, communistes pour la plupart, animé par l'arménien Missak Manouchian. Arrêtés au cours d'une vaste rafle allemande, 22 de ces 23 partisans immigrés qui luttaient pour une France libre furent fusillés au Mont Valérien le 21 février 1944. La vingt-troisième, une femmen fut décapitée par les nazis le 10 mai 1944. C'est l'histoire courageuse de cette armée des ombres, de ces martyrs étrangers de la Résistance française que ce film retrace.

L'Affiche rouge est disponible en DVD.

Les liens

Myspace de NXH

Site Internet de Bernard Menez

Site Internet du Musée de l'Elysée à Lausanne (Suisse)

Site Internet du Théâtre du Rond-Point à Paris

Festival Jazz à Porquerolles

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