Peau

Perrine Faillet a été nourrie par la danse, le théâtre, la poésie sonore et l'esthétique de la performance. Artiste plurielle, c'est dans son home-studio qu'elle imagine le projet Peau. Trois ans après "Première mue", premier album unanimement salué par la critique, elle publie "Archipel", un recueil élaboré dans sa retraite du Vercors et au studio Farside à Paris. Au fil de morceaux oniriques et imprévisibles, chanson, électronique et post-rock s'entrechoquent, dévoilant une auteure, compositrice et interprète hors du commun, véritable exploratrice du verbe et des sons.

peau
peau © Radio France / DR

"Nichée dans les contreforts du Vercors, j'ai repris les chemins escarpés pour l'aventure d'un deuxième album. J'ai arpenté le territoire et tracé de nouvelles cartes. Des cartes plus précises. J'ai beaucoup écouté certains disques lors de mes escapades : ceux de James Blake, de Radiohead, de Fever Ray, de Tune Yards... Des univers "électro" qui prennent ces fameux chemins de traverse pour surgir où on ne les attend pas. Ensuite, avec Dan Bartoletti qui a accepté de m'accompagner, on a pris le temps, régulièrement, et on a avancé dans ce nouveau disque comme des explorateurs. Obstinément. On a voyagé léger, juste un ordinateur, un synthé et quelques guitares... Au final, on est allé dans pas mal d'endroits, plus ou moins sauvages, des coins épurés mais aussi des espaces plus denses, plus chaotiques. J'ai écrit des textes, d'autres en ont écrit pour moi ou je leur ai simplement dérobé en chemin... Les mots ont précisé les reliefs. Et puis, avec la voix, tous les paysages sont devenus intimes, personnels. Toujours fragiles bien sûr mais plus sereins. J'ai vu comme ils me ressemblaient et comme ils m'étaient familiers. J'étais de nouveau chez moi. Dans mon archipel."

Peau sera en concert à la Maroquinerie le 5 novembre.

le réalisateur Hélier Cisterne pour son film "Vandal"

Synopsis : Chérif, 15 ans, est un adolescent rebelle et solitaire. Dépassée, sa mère décide de le placer chez son oncle et sa tante à Strasbourg, où il doit reprendre son CAP maçonnerie. C’est sa dernière chance. Très vite, dans cette nouvelle vie, Chérif étouffe. Mais toutes les nuits, des graffeurs oeuvrent sur les murs de la ville. Un nouveau monde s’offre à lui ...

hélier cisterne
hélier cisterne © Radio France / jean-romain pac

Vandal est le premier long métrage du réalisateur Hélier Cisterne qui s’était déjà exercé sur plusieurs courts-métrages dont Les paradis perdus (2008) pour lequel il avait reçu le Prix Jean Vigo et une nomination au César du meilleur court métrage.

Lorsqu’on lui demande pourquoi avoir choisi l’univers des graffeurs pour son premier long métrage, le réalisateur Hélier Cisterne avoue sa fascination et fait un rapprochement avec un autre univers : "Le graffiti témoigne de manière absolument sincère et brute de la jeunesse d’une époque. (…) Assez naturellement, avec Nicolas Journet, l’un des co-scénaristes, nous sommes arrivés à la figure du graffeur qui, comme un super-héros, hante la ville sous un nom d’emprunt et agit souvent masqué pour ne pas être identifié. Ce lien est cultivé par certains graffeurs eux-mêmes, qui cherchent à repousser leurs limites, à affermir leurs pouvoirs en dessinant sur des murs à priori inaccessibles. "

vandal
vandal © Radio France / hélier cisterne

Pour créer les graffitis du personnage de Vandal , le réalisateur a fait appel à l’un des artistes français les plus reconnus dans le milieu, Lokiss , qui oeuvre en tant que graffeur depuis les années 80. Il a également eu recours à Pisco Logik et Orka, du collectif El Cartel , afin de créer les autres graffitis et de coacher les jeunes comédiens du film jouant les graffeurs.

Le réalisateurHélier Cisterne a tenu à faire un casting composé d’acteurs amateurs, pour les adolescents, et de comédiens reconnus pour les adultes (Marina Foïs et Ramzy Bedia en tête). La directrice du casting, Cynthia Arra a également suivi les jeunes premiers tout au long du tournage en tant que coach d’acting.

la chronique de Pom Pom Boy : les 25 ans du Rex Club

Il y a 25 ans, on a demandé à Christian Paulet qui dirigeait le Rex Club à l’époque de calmer un peu les guitares des concerts de rock qu’il organisait parce qu’elles couvraient les dialogues des films qu’on jouait à l’étage. Qu’à cela ne tienne, il a donc décidé d’accueillir la toute première soirée house à Paris en mai 1988 avec 2 DJs anglais et un petit frenchy : Laurent Garnier. Et depuis 25 ans, c'est toute la crème de la techno mondiale qui défile chaque week-end au Rex et pour de nombreux artistes français, ce club est leur maison.

Jennifer Cardini
Jennifer Cardini © Radio France

Jennifer Cardini est DJ et résidente au Rex depuis plus de 10 ans. Depuis 2 ans, elle a monté à Cologne son propre label, du nom de ses soirées au Rex Club : Correspondant. Cet hiver elle publiait la première compilation de son label. Elle jouera avec Chloé et Isolée le samedi 16 novembre pour les 25 ans club.

Kerri Chandler
Kerri Chandler © Radio France

Le new-yorkais Kerri Chandlerest un des pères fondateurs de la house music. Il a commencé à mixer à 13 ans alors qu'au Rex, on écoutait encore des guitares électriques. Il a joué pour la soirée d'ouverture de l'anniversaire du Rex Club le mercredi 23 octobre.

Rex Club
Rex Club © Radio France

Le Rex Club fête ses 25 ans jusqu'au 17 novembre, dimanches inclus ! En plus des soirées, des films et des documentaires sur la techno, les musiques électroniques et le clubbing sont projetés au cinéma Le Grand Rex dans le cadre de Cinérex, une sélection orchestrée par le journaliste Jean-Yves Leloup . Et samedi 2 novembre, le Rex organise aussi une boum pour les adolescents.

Toutes les infos sur les 25 ans du Rex Club.

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