Ce soir, les quatre garçons d’Alt-J électrisent le studio 105 de la Maison de la radio lors d'unconcert exceptionnel avec leur dernier album « An awesome Wawe » (Pias). Un concert unique à vivre en direct sur France Inter présenté par Alexandre Héraud et Aurélie Sfez

Concert privé Alt-J

Alt-J
Alt-J © radio-france

Les quatre garçons d'Alt-J Δ brisent les règles de la composition pour livrer un premier album tortueux à la beauté sidérante. Cap sur un fascinant triangle des Bermudes pop. La combinaison envoputante de richesse et simplicité, de ritournelles obsédantes et de couplets imprévisibles...

Alt-J, qui tient son patronyme d’une utilisation d’un clavier d’ordinateur de la célèbre marque à la pomme, qui donne le symbole Δ sur un Macintosh à clavier QWERTY se forme à Leeds (Angleterre) en 2007, alors que ses membres, Gwil Sainsbury (basse), Joe Newman (chant, guitare), Gus Unger-Hamilton (claviers) et Thom Green (batterie) sont encore étudiants à l’université.

Dans leur coin, depuis 2007, les quatre garçons ont édifié leurs morceaux sans se soucier du monde extérieur. S’ils citent In Rainbows de Radiohead, la musique de la Renaissance et le vieux folk anglais comme références, Alt-J ne ressemble pourtant à rien de formellement identifiable. Lorsqu’on croit tenir une piste, la chanson suivante brise toute velléité de classification : les guitares pleines de reverb se font acoustiques, les beats hip-hop syncopés laissent la place à des percussions presque tribales, les synthés que l’on croyaient d’une redoutable efficacité pop se parent d’une robe classique. “On n’essaie pas vraiment de savoir ce qu’on fait. On fait confiance à nos oreilles” , avoue Joe.

L'album du groupe a été distingué par l'ensemble de la presse, qui l'a inscrit à la plus haute marche lors des sempiternels bilans de fin d'année. Chez nous, Alt-J connaît un joli succès commercial. Il vient de décrocher un disque d'or (50 000 exemplaires vendus)

La chronique d'Eva Bester

Le décalage
Le décalage © radio-france

Invité: Marc-Antoine Mathieu

Marc-Antoine Mathieu est né en 1959 à Anthony et vit près d'Angers. Il suit tout d'abord les cours de l'École des Beaux-Arts d'Angers, puis travaille dans une agence de graphistes-scénographes (Agence Lucie-Lom), spécialisée dans la création d'expositions.

En 1987, Marc-Antoine Mathieu signe Paris-Mâcon chez Futuropolis (collection X), album remarqué dans lequel on découvre déjà toute sa maîtrise du noir et blanc. Mais c'est surtout avec L'Origine, publié aux Éditions Delcourt, que l'auteur se révèle être non seulement un graphiste hors pair, mais également un conteur de talent. Celui-ci est immédiatement remarqué par la critique et reçoit dans la foulée l'Alph-Art Coup de Cœur à Angoulême en 1991. Cinq autres volumes aussi énigmatiques suivront La Qu... , le Processus (Meilleur scénario à Angoulême 1994, Le Début de la fin , La 2,333ème Dimension , et Le décalage ., ainsi qu'une douzaine de one-shots, tous marqués par la volonté de l'auteur d'explorer les possibilités de la bande dessinée. On retrouve dans cet album en noir et blanc les influences de Kafka, Borges, Hubert Reeves, mais aussi les ambiances des films de David Lynch ou de Terry Gilliam. Marc-Antoine Mathieu a également reçu le Prix du Meilleur Album pour Le Dessin au Festival de Sierre en 2000.

Le décalage, est le sixième volume de Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves , saga drôlement philosophique et sérieusement absurde du dessinateur.

Ce personnage est né il y a 23 ans, voici ses débuts : Julius Corentin Acquefacques est employé au Ministère de l'Humour, il mène une vie paisible dans la cage d'ascenceur qui abrite tant de monde en cette époque de surpopulation. Mais un jour, notre héros découvre que son avenir est écrit... sur une page de bande dessinée ! Et le voilà entraîné dans une spirale infernale.

Le pitch: « Nous sommes donc nulle part, sans espace, sans temps... et sans histoire. Dans ce nouvel opus de Julius Corentin Acquefacques, le lecteur est invité à suivre l'errance du héros en quête de sa propre épaisseur, et les pérégrinations des personnages secondaires en quête de leur histoire... Un huis clos "out-door" où l'absurde et la logique dialoguent de part et d'autre de l'horizon des événements. »

L'agenda culturel d'Alexandre Héraud

Sol Lewit Collectionneur
Sol Lewit Collectionneur © radio-france

Exposition Sol Lewitt Collectionneur , du 18 Avril au 18 Août 2013 au Centre Pompidou Metz

Invitée: Béatrice Gross, commissaire de l'exposition

Le Centre Pompidou-Metz met à l’honneur l’artiste conceptuel américain Sol LeWitt (1928-2007) du 18 avril au 18 août.L'exposition Sol LeWitt collectionneur. Un artiste et ses artistes présente une centaine d'œuvres issues de la collection de l'artiste américain Sol LeWitt (1928-2007).

L'exposition se concentre sur un ensemble d'œuvres minimales et conceptuelles sur papier, principalement des années 1960 et 1970. Elle rend compte de la diversité de la Collection LeWitt, incluant des estampes japonaises du milieu du XIXe siècle ainsi que de la peinture aborigène, mais également des partitions musicales et des enregistrements d’œuvres de Johann Sebastian Bach et Steve Reich.

La présentation de la Collection LeWitt au Centre Pompidou-Metz s'accompagne également de la diffusion d'une dizaine de pièces sonores composées par Sébastien Roux, directement inspirées des dessins muraux de Sol LeWitt exposés en Galerie 2, ainsi que de la contribution de l’artiste Marcelline Delbecq, qui a rédigé la signalétique.

Sol LeWitt (1928-2007) est né aux États-Unis, à Hartford, Connecticut. mort le 8 Avril 2007 à New York. Protagoniste majeur de l'art conceptuel et minimal, Sol LeWitt est avant tout célèbre pour ce qu’il nomme ses “structures”, des sculptures mettant en scène des éléments géométriques établis en réseaux. Issu de l'université de Syracuse, le jeune homme séjourne en Europe avant de s’engager dans l'armée américaine durant la guerre de Corée. Il réside ensuite à New York, où il est graphiste pour Seventeen et travaille comme réceptionniste au Museum of Modern Art.où il rencontre les artistes Robert Ryman, Dan Flavin et Robert Mangold, ainsi que la critique Lucy R. Lippard. Identifié dans un premier temps à l’art minimal américain, LeWitt s’en détache rapidement pour favoriser une approche conceptuelle de la création artistique. En 1968, LeWitt crée son premier dessin mural (Wall drawing ), à la Paula Cooper Gallery. Sol LeWitt dira : "Je désirais créer une œuvre d'art qui soit aussi bidimensionnelle que possible : il paraît plus naturel de travailler à même le mur plutôt que de prendre un accessoire, de le travailler, puis de l'accrocher au mur".

Sa démarche conceptuelle étant plus importante que l'œuvre créée, il mettra en place un système de certificats d'authenticité accompagnés d'un diagramme permettant à des assistants, collègues artistes, collectionneurs ou employés de musées d'exécuter eux-mêmes les œuvres murales. Le Wall drawing est une installation permanente même détruite. Quand quelque chose est fait (dans l'esprit) il ne peut être défait" écrit l'artiste dans "Sentences". Il a aussi fait des œuvres à l'encre de Chine.

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alt - J en concert privé

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Exposition Sol LeWitt

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