• Les chroniques d'Elisabeth Quin , Souad Belhaddad et Gwenaëlle Abolivier :

Elisabeth Quin reçoit l'artiste plasticienLoris Gréaud pour l'exposition Décadence , présente à la galerie Yvon-Lambert (Paris 3), jusqu'au 25 février 2012.

Décadence
Décadence © Radio France / Loris Gréaud

Cinq artistes : Gardar Eide Einarsson, Douglas Gordon, Loris Gréaud, Francesco Vezzoli et Cerith Wyn Evans font part de leur vision de la décadence.

Souâd Belhaddad reçoit Warren Zavatta pour la reprise de son spectacle Warren Zavatta, ce soir ou jamais , à partir du 10 janvier, au Théâtre Le Temple (Paris).

Warren Zavatta
Warren Zavatta © Radio France / Warren Zavatta

Après 6 mois à la Gaîté Montparnasse et une tournée triomphale de plus de 150 dates sur les routes de France, Warren Zavatta revient à Paris et installe sa caravane au Théâtre Le Temple. Comédien, musicien, jongleur, acrobate, petit-fils du grand Achille, ce romano des temps modernes ne renie rien, mais ose dans cette performance spectaculaire drôle et caustique, mettre à mal avec sincérité et humour, le « merveilleux » monde du Cirque dans lequel il a grandi à ses dépends.

Gwenaëlle Abolivier s'intéresse au 33ème Festival Mondial du Cirque de Demain qui s'est tenu du 26 au 29 janvier 2012, Cirque Phénix (Paris 12). Elle nous parlera également de la funambule Tatiana-Mosio Bongonga.

Festival Mondial du Cirque de Demain
Festival Mondial du Cirque de Demain © Radio France / Dominique Mauclair

Le Festival Mondial du Cirque de demain est né en 1977 et il n'a pas cessé depuis lors de révéler chaque année le meilleur des arts du cirque à travers le monde. On y découvre et y consacre des artistes de tous horizons, qu'ils viennent de grandes familles du cirque, d'écoles supérieures ou simplement autodidactes.

Ces jeunes s'affrontent durant 4 jours au vu de milliers de spectateurs, de centaines de professionnels et de 10 jurés intransigeants qui nommeront les étoiles de demain. Justesse, virtuosité et grâce départageront ces artistes qui se donneront à 100% lors de ce festival. Un festival qui, peut-être, changera leur vie. Pour cette 33e édition, le festival accueille pour la première fois un numéro de la République démocratique du Congo : une funambule jouant avec son balancier sur un fil tendu à plusieurs mètres du sol. Au programme également, des trapézistes allemande, ukrainienne et française, des jongleuses russe et française, des numéros chinois, franco-québécois, taïwanais, un excentrique américain...

Nous entendrons également des extraits de la Conférence de presse donnée par Léonard Cohen et de son titre musical Amen .

  • L'invitée d'Alexandre Héraud :

Alexandre Héraud reçoit Marianne Caron pour la publication des lettres de son défunt mari, Gilles Caron, J'ai voulu voir - Lettres d'Algérie .

Lettres d'Algérie de Gilles Caron
Lettres d'Algérie de Gilles Caron © Radio France / Gilles Caron

Gilles Caron fut l’un des plus grands photographes du XXe siècle, ses photos des émeutes de mai 68 sont aujourd’hui connues de tous (notamment celles des émeutes de mai 68, la guerre des Six-jours, etc.) Il a immortalisé les stars de l’époque (Brigitte Bardot, Jacques Brel ou François Truffaut) avant de disparaître tragiquement au cours d’un reportage à l’âge de trente ans. En juin 1960, il fut envoyé en Algérie, comme parachutiste au sein du 3e régiment d’infanterie de marine. Là-bas, il continua d’entretenir une correspondance fournie, commencée dans son enfance, avec sa mère. Tour à tour drôles et sérieuses, légères et inquiètes, ces lettres (environ 300), retrouvées et retranscrites par la femme de Gilles Caron, Marianne Caron Montely, nous dévoilent, avec une intensité bouleversante, la tendresse sans limites qui lie une mère à son fils. Ce dialogue de toute une vie leur est indispensable, à l’un comme à l’autre, et balaie tous les sujets de conversation : des problèmes dentaires de Gilles au référendum du général de Gaulle ; ils discutent de lectures, cinéma, peinture, mais aussi de la vie quotidienne, la famille ou l’appartement que « Mame » prépare pour le retour de Gilles. Leur sujet principal reste la guerre d’Algérie : les lettres échangées entre 1960 et 1962 apportent un éclairage formidable, précis et vivant sur ce terrible conflit. C’est probablement en Algérie que se sont développés la curiosité de Gilles Caron et son besoin de se trouver au cœur de l’action, qualités déterminantes pour la carrière de photographe qu’il entame à son retour. Gilles veut témoigner pour « se situer dans le monde ». Dès 1960, au cœur de la tourmente, il écrivait à sa mère : « Je n’arrive pas à comprendre comment je ne suis pas planqué dans un service à Alger. Enfin, oui, je sais, j’ai voulu voir… »

Les liens

Site Internet du Festival Mondial du Cirque de Demain

Site Internet de Tatiana-Mosio Bongonga

Site Internet de la galerie Yvon-Lambert

Site Internet de Warren Zavatta

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