Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek reçoivent l’écrivaine Dima Abdallah pour la sortie de son premier roman, "Mauvaises Herbes", en août dernier.

Biographie

Née au Liban en 1977, Dima Abdallah est la fille d’une romancière et d’un père poète. Elle grandit entourée de livres et écrit, dès petite, des poèmes, des textes courts, des nouvelles...

A ses douze ans, elle arrive en France avec son frère et sa mère. Plus tard, elle fait des études d’archéologie et se spécialise dans l’Antiquité tardive, avec notamment comme sujet de recherche le partage des lieux saints par les trois communautés des gens du livre.

« Mauvaises Herbes » aux éditions Sabine Wespieser

Le 17 août dernier est paru son premier roman, Mauvaises Herbes. Il a d’ores et déjà reçu le prix Envoyé par la Poste et cumulé de nombreuses critiques élogieuses 

Mauvaises herbes raconte l'histoire d'une petite fille de 6 ans qui vit à Beyrouth avec son père, en pleine guerre. Malgré ce contexte difficile, la seule présence de son père suffit à la rassurer. Celui-ci lui transmet son amour pour les plantes mais, lorsque le reste de la famille décide de fuir le pays, ce père refuse de quitter sa terre. La jeune fille arrive donc à Paris, à 12 ans, sans son père. Collégienne brillante, jeune femme en rupture de ban, mère à son tour, elle non plus ne se sentira jamais d’aucun groupe, et continuera de se réfugier auprès des arbres et des fleurs.

Ecrit d’un trait, dans une fluidité due à de longues années de maturation, Mauvaises herbes n’avait pas forcément vocation à être publié, explique l'auteur. 

J’ai toujours écrit, c’est quelque chose qui m’a accompagné tout au long de ma vie. Et là, je me suis retrouvée avec un roman entre les mains. J’ai eu envie de le faire lire.

L’histoire de ce roman a d'ailleurs l’air autobiographique, mais ce n’est pas le cas. 

Ce roman n’est pas un livre sur la guerre. C’est une histoire d’amour, l’histoire d’une longue perte qui se poursuit à l’infini. Les "Mauvaises herbes" dont parle le titre sont les inadaptés, les marginaux, à l'image de cette fille et de son père, fondamentalement libres et dissidents. Une mauvaise herbe est une herbe qui pousse là où elle ne devrait pas, ce qui est le sentiment partagé par les deux personnages. 

Ce père et sa fille, dont nous ne connaîtrons pas les noms, endossent par leur anonymat un caractère universel.

Je ne crois pas qu’il faut écrire en s’adressant à un lecteur. Je pense que c’est une très bonne chose que je l’ai écrit entre moi et moi-même ce texte. Je trouve que c’est une entreprise très solitaire l’écriture.

Au sommaire de cette émission

La violence est partout, à telle point qu’elle ne nous révolte plus... La violence nous a bien pété à la gueule ces dernières semaines, jusqu’à hier soir à Vienne… ça, c’est la violence visible. Mais il y a aussi celle qui l’est moins, la violence dite “ordinaire” contre laquelle on ne se révolte plus assez : dans la rue, au boulot, ou encore dans les cours de récré. 

L’arabe à l’école, encore un sujet qui crée des disputes... Pas le temps de compter jusqu’à trois que la droite crie déjà à l’arabisation de la France. C’est pourtant la langue officielle de 25 pays et il y a environ 3 millions d’arabophones en France... 

En temps de pandémie, les sites archéologiques étant moins surveillés, on note une augmentation des pillages. On savait les musées désertés mais les sites archéologiques en plein air aussi… 

Retrouvez l’équipe de Par Jupiter ! avec

  • La chronique de Clara Dupont-Monod : "Mauvais Herbes" de Dima Abdallah
  • La chronique de Constance : La journée européenne de la dépression
  • Le moment Meurice : Du pain et des livres

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Les invités
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