Pour ce Par Jupizorek n°1, Alex Vizorek et Thomas Croisière reçoivent la comédienne de cinéma, de télévision et de théâtre Constance Dollé. Elle est à l'affiche de la reprise du seule-en-scène "Girls and Boys" de Dennis Kelly mise en scène par Mélanie Leray au Théâtre du Petit Saint-Martin à partir du 24 octobre 2019.

Constance Dollé en 2015
Constance Dollé en 2015 © Maxppp / Frédéric Dugit

Née dans une famille politiquement engagée à gauche, voire extrême-gauche, Constance Dollé s'intéresse au théâtre après le drame funeste qui a marqué son hypokhâgne au Lycée Fénelon. Son petit ami de l'époque l'encourage dans cette pratique vécue comme un palliatif, afin de surmonter le suicide d'une camarade.

L’histoire de cette femme n’est pas écrite, c’est un monologue ressemblant plus à du stand-up à la base.

A côté, elle obtient une maîtrise de philosophie à la faculté et suit des cours de théâtre au Conservatoire du Xe arrondissement, y côtoyant notamment Vincent Macaigne, Clémence Poésy... avant d'intégrer le prestigieux Cours Florent.

Dans Girls and Boys, il y a une interrogation autour de la destruction, de la violence exercée contre soi-même, contre les autres, contre son compagnon. 

Girls and Boys, première création en France de la pièce du dramaturge britannique Dennis Kelly a la particularité d'être un seul-en-scène qui invite toutefois quatre spectateurs à assister sur scène à la représentation, au plus proche de la performance.

Dennis Kelly est un auteur anglais qui sait jongler avec tout un tas de couleurs, d’émotions, de choses comique-trash, qui aborde des problèmes politiques, de société et qui arrive à l'analyser avec beaucoup de pertinence.

Elle y campe le rôle d'une maîtresse de maison qui va naviguer de ses convives à un monologue intime sur l'archéologie de sa vie amoureuse : de sa rencontre avec son époux dans la file d'attente d'un embarquement pour un vol EasyJet aux déceptions de la vie sentimentale et sexuelle.

Elle a ainsi remporté le Prix "Seul-en-scène" pour cette pièce aux Molières 2019.

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Demain on fêtera les 30 ans de la chute du mur de Berlin. Le Mur de Berlin tombé le 9 novembre 1989 ! Ça a changé l’histoire, même si certain sont toujours nostalgique de l’idée de mur… 

Certains sont fans de Justin Bieber, d’autres de Michel Sardou mais d’autres encore sont fans de Ted Bundy dit « le tueurs d’étudiantes ». Les tueurs en série ont de plus en plus de groupies, qui créent des blogs à leur gloire ou se tatouent même sur les fesses les portrait d’un Serial Killer.

Et enfin, l’absence de Charline me permet d’aborder les vrais sujets qui fâchent : les femmes sont-elles moins drôles que les hommes… c’est oui, d’après la science ! Des chercheurs américains l’affirment. Et en même temps c’est pas vrai, il y a des femmes très très drôles.

Retrouvez l'équipe du "Par Jupizorek" avec quelques chroniqueurs happenings : 

La chronique de Monica Sabolo : Le Prix Goncourt

La chronique de Christine Gonzalez : L’interview posthume de Jean Marais

La chronique d'Alain Sachs : La pièce Kean au Théâtre de l'Atelier

La chanson de Frédéric Fromet : Tout nu dans l'TGV

La chronique de Monica Sabolo

Nous sommes le 8 novembre 2019, et je ne suis ni célèbre, ni riche. Car comme le tweetait lundi Bernard Pivot, juste avant que ne soit révélé le lauréat du Goncourt, je cite, ouvrez les guillemets : « dans 45 minutes, un homme ou une femme deviendra célèbre et riche. Dans un roman il a accumulé des dizaines de milliers de mots. Manquait le dernier, miraculeux, Goncourt. » 

Alors, on aime Bernard Pivot, bien entendu, et on aime aussi profondément Jean-Paul Dubois qui vient d'être couronné, mais j’aimerais me pencher un instant sur les 523 auteurs de la rentrée qui n’ont PAS décroché le mot miraculeux, Goncourt.

Parce qu’aujourd’hui être écrivain, c’est Koh Lanta, et on n’est pas du tout sûr d’avoir assez de riz pour aller jusqu’aux poteaux. Les ventes de livres baissent, il faut lutter contre Netflix, Instagram, la vitesse, le prix élevé des ouvrages, et le lecteur c’est comme la panthère des neiges de Sylvain Tesson : un rêve sauvage en voie de disparition.

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