Charline Vanhoenacker et Juliette Arnaud reçoivent Cécile Guilbert, essayiste, critique littéraire et romancière, connue pour ses portraits des grandes figures littéraires et artistiques dont celui d'Andy Warhol récompensé par le Prix Médicis. Elle sort "Écrits stupéfiants. Drogues et littérature d'Homère à Will Self".

Cécile Guilbert au Livre sur la place à Nancy en septembre 2012
Cécile Guilbert au Livre sur la place à Nancy en septembre 2012 © Maxppp / Alexandre MARCHI

Cécile Guilbert débute Écrits stupéfiants. Drogues et littérature d'Homère à Will Self par une profession de foi : 

oui, elle a déjà consommé de la drogue (à 13 ans en humant de l'éther, à 14 en prenant du LSD puis à 16 en fumant son premier joint).

Dans ce volumineux et passionnant ouvrage, elle retrace l'histoire médicale et culturelle de chaque produit, et analyse les genres littéraires favorisés en fonction de la consommation des substances.

Je parle de mon expérience personnelle de la drogue car je me suis intéressée à la drogue très jeune, quand j’ai découvert que tous mes dieux littéraires étaient de grands défoncés.

Née en 1963, elle a commencé sa carrière professionnelle au contact du monde de l'entreprise et de la politique en rédigeant notamment les discours de Christian Blanc, ancien président de la RATP. 

Dégoûté par un univers qu'elle qualifie de "bassin de piranhas", elle se tourne définitivement vers l'écriture et la littérature, aidée par une bibliothèque idéale dans laquelle se côtoient John Donne, Jonathan Swift, Laurence Sterne, Alain Chamfort, Louis-Ferdinand Céline, Guy Debord, Paul Morand, Roberto Calasso...

Il faut dire les drogues car si on dit « drogue », on met tout dans le même sac. Alors que les drogues sont très différentes les unes des autres. 

Avant ces Écrits stupéfiants, elle s'est intéressée entre autres à Saint-Simon ou l'encre de la subversion (Gallimard, 1994) puis à Guy Debord (Gallimard, 1996), ou encore au coma avec Réanimation (Grasset, 2012).

Avec Les Républicains (Grasset, 2017), elle écrit plus particulièrement la "décomposition politique" de la scène française et propose un roman pamphlétaire à la veille des élections. C'est aussi par cet ouvrage qu'elle confronte politique et littérature, deux concepts inextricables l'un de l'autre en France, tant le pays vit sa mémoire politique à travers ses écrivains (Voltaire, Bossuet, Hugo, Chateaubriand, Zola, Malraux), selon les propos de l'auteure.

Il fallait classer les drogues pour bien montrer qu’elles étaient différentes, il fallait faire un peu de pédagogie pour chacune des substances.

Enfin, fin janvier sortira aux éditions Payot sa traduction de Cocaïne de Walter Rheiner (qu'elle a aussi préfacé), la première en France dont le thème est une fiction consacrée à ce stupéfiant.

Sommaire

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Retrouvez toute l'équipe de "Par Jupiter !" avec :

La carte blanche d'Aymeric Lompret : La part du gâteau

Le moment Meurice : Les violences policières

La chronique littéraire de Clara Dupont-Monod : Cécile Guilbert, Écrits stupéfiants, Editions Robert Laffont

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