Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek reçoivent l'actrice Anna Mouglalis, muse reconnaissable à sa voix rauque qui tourne notamment dans des films d'auteur. Elle joue actuellement dans "Mademoiselle Julie" mise en scène par et avec Julie Brochen du 1er octobre au 3 novembre, au Théâtre de l'Atelier, avec Xavier Legrand

Anna Mouglalis en septembre 2019
Anna Mouglalis en septembre 2019 © Getty / Kristy Sparow

Le cinéma n'était pas une évidence pour Anna Mouglalis, fille d'un père acupuncteur d'origine grecque et d'une mère kinésithérapeute, qui a grandi à Nantes avant de quitter le cocon familial à l'adolescence pour poursuivre ses études au lycée Lavoisier puis en hypokhâgne au lycée Jules Ferry à Paris. Quoiqu'il en soit, la culture a toujours été omniprésente.

La pièce est d’une actualité folle, concernant la lutte des sexes et de la lutte des classes.

En 1998, elle rentre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique où elle suit les enseignements de Daniel Mesguish. Elle apparaît en même temps dans Terminale de Francis Girod.

A l'écran, elle incarne tour à tour Simone de Beauvoir, Coco Chanel, Juliette Gréco (dans Gainsbourg, une vie héroïque de Joann Sfar), manifestant ainsi un attrait pour les personnalités libérées et engagées. Elle admire tout particulièrement Christiane Taubira, Louise Labé, Louise Michel et Sarah Bernhardt, et confie avoir été transcendée par Virginie Despentes.

En 2002, elle devient l'égérie de la Maison Chanel. "Anna a la voix de Jeanne Moreau, la force d'Anna Magnani, la présence d'Ava Gardner" proclamera Karl Lagerfeld, la plaçant ainsi sous les meilleurs auspices.

C’est un ring, une espèce de combat, le sexe est au cœur de la pièce.

Si sa devise est de "vivre dans le feu", sa filmographie témoigne de cet enflamment : au compteur, Chantal Akerman avec La Captive (2000), Claude Chabrol avec Merci pour le chocolat (2000), Philippe Grandrieux avec La Vie nouvelle (2002), Philippe Garrel avec La Jalousie (2013) ou encore Deborah Kampmeier avec Split (2016).

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Quand certains parlent de courant migratoire, de flux, de vague et de submersion, ce sont plutôt les migrants qui ont les poumons remplis d’eau… Une écrivaine et un philosophe proposent de regarder les exilés en face, eux qui en hébergent… et ça commence par le choix des mots…

Est-ce que signer c’est s’engager ? Signer c’est laisser une trace, contrairement à l’anonymat du manifestant noyé dans la foule. Mais signer d’un clic, est-ce avant tout de l’activisme paresseux ? Et lorsque c’est si simple, comment choisir ses combats ?

Avez-vous compris la fin de la série ? Si elle laisse libre court à l’interprétation, elle sort le spectateur de sa passivité. Si la fin est fermée et qu’elle ne laisse aucune doute, en seriez-vous soulagé ou frustré ?

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