Charline Vanhoenacker et Thomas Croisière reçoivent Michelle Cassaro, la fondatrice et directrice associée des guinguettes Rosa Bonheur.

Rosa Bonheur à Paris
Rosa Bonheur à Paris © Getty / Bruno DE HOGUES/Gamma-Rapho

Née en 1963 à Toulouse, Michelle Cassarro, aussi surnommé "Mimi" ou "Mimi Cantine" passe son enfance à Aigues-Mortes en Camargue dans une famille assez traditionnelle protestante qui a beaucoup voyagé. 

En 1989, Michelle Cassarro monte sa première affaire : elle devient cantinière pour le cinéma, notamment pour Why Not Productions. Elle conduit un camion-cantine appelé « Monsieur Jules » qui bouge selon les tournages. Elle fait pendant dix ans. Ensuite, elle crée le Pulp, légendaire club pour filles parisien, qu'elle gère de 1997 à 2007. 

Enfin, Michelle Cassarro crée les Rosa Bonheur, les guingettes parisiano-camarguaises en 2008 avec Céline Auzou, Christophe Vix-Gras (président de Technopol, organisateur de la Techno Parade) et Pascal Caucheteux (Why Not Productions). Elle souhaitait faire de ce lieu une sorte de "bodega de feria". 

On retrouve un Rosa bonheur aux Buttes-Chaumont, inauguré en 2008, mais aussi le Rosa Bonheur Seine, au pied du pont Alexandre-III, inaugurée en 2014, avec une ambiance plus ‘‘afterwork’’ et le Rosa Bonheur Asnières-sur-Seine, inauguré en 2018, et peut-être prochainement un Rosa Bonheur à Vincennes...

Une guinguette a un lien fort avec la nature, c'est l'endroit où l'on peut danser, grignoter, picoler...

Le Rosa Bonheur a fêté ses 12 ans en août dernier. Cependant, la période est difficile puisqu'il n'y a pas de DJ, pas de danse, peu de monde, et que les Rosa Bonheur sont fermés plusieurs jours dans le semaine. Les gérants, dont Michelle Cassaro, sont donc inquiets pour leur équilibre, leurs salariés, leurs DJ... On parle aujourd'hui avec elle de la difficulté des gérants des bars et clubs dans ce contexte de crise sanitaire...

Les gens veulent encore sortir. Il faut gérer, ce n'est pas évident. On n'a pas trop le choix. On a choisi de respecter les mesures sanitaires et de faire de notre mieux. Ce qui n'a pas été simple... Pour le moment on tient.

Au sommaire de cette émission

Samedi, les bars et resteront devront restés fermés dans la métropole d'Aix-Marseille ainsi qu'en Guadeloupe et fermer au plus tard à 22 heures dès lundi dans onze grande villes en alerte renforcée. On sent que la fête est finie...

L'ancienne ministre Monique Pelletier plaide l'urgence de traiter dignement les personnes âgées dans un tribune au Monde. Elle rappelle qu'on a d'abord oublié de publier le nombre quotidien de morts du Covid-19 dans les Ehpad et ce, pendant plus d'une semaine... et que les conditions de vie de ces résidents face au virus sont incompréhensibles, voire inhumaines.

Doublement des subventions aux associations LGBTQIA à Paris alors même que toutes les autres associations voient réduire leur budget... On parle avec Michelle Cassarro du militantisme au sein des communautés LGBTQIA .

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La chronique de Djubaka : "Soul District : Ladies First"

La chronique de Christine Gonzalez : Roger Carel accueille Juliette Greco 

La chronique d'Hippolyte Girardot : Le XVIIe siècle et la fermeture des bars

La chanson de Frédéric Fromet : La pollution c'est très très mal

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