Philippe Descola anthropologue, professeur au Collège de France

L’anthropologue français le plus commenté à l’heure actuelle revisite sa trajectoire scientifique dans son dernier ouvrage: "La composition des mondes ". Il revient sur le rapport des hommes à la nature, propre à chaque culture, et sur la façon dont nous «composons des mondes».

La Composition des mondes. Entretiens avec Pierre Charbonnier, Philippe Descola, Flammarion, coll. «Sciences humaines», 288p., 23

La Composition des mondes
La Composition des mondes © Radio France

Philippe Descola est l'anthropologue français aujourd'hui le plus commenté dans le monde, au point d'apparaître comme le successeur légitime de Claude Lévi-Strauss. Il revient ici sur sa trajectoire, qui l'a mené de l'Ecole normale supérieure au Collège de France ; sur les discussions qui ont animé l'anthropologie des années 1970 et 1980 ; sur son expérience du terrain aux côtés des Indiens Jivaros, et les leçons qu'il en a tirées.

Il éclaire ainsi les enjeux de sa pensée : l'héritage du structuralisme, mais surtout la genèse et l'ambition de son maître-livre Par-delà nature et culture.

Cette synthèse des façons dont les humains envisagent leurs relations avec les non-humains décrit les quatre grandes "compositions de mondes" (animisme, naturalisme, totémisme, analogisme) qui caractérisent nos façons d'habiter une planète remplie de plantes, d'animaux ou d'esprits. Ces entretiens, qui introduisent à l'une des critiques les plus inventives du modèle occidental, constituent un plaidoyer passionnant pour une manière de coexister avec "un plus grand nombre de non-humains".

Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.