Aujourd'hui on fait le pont, le lien entre musique et cinéma. "Paroles Paroles" épisode 6, en grand écran c'est maintenant, c'est parti..

Pour BRIGITTE BARDOT c'est "Un Jour comme un autre"

Ce titre n'est pas une B.O. mais B.B. est une telle égérie du cinéma français qu’elle ne pouvait qu’incarner l’ouverture de l’émission. Avant l'image et le grand écran, c'est la danse qui la passionne. Danse classique qu’elle commence à l’âge de 7 ans. 

Son père, passionné de cinéma, la filme depuis qu’elle est toute petite. Ce qui est assez rare pour l’époque puisqu'on est dans les années 30. Plus tard encore, alors qu'elle a 15 ans, Brigitte Bardot devient la mascotte, du magazine "Elle" dont elle fait la couverture dès 1949 pour représenter la mode junior. Silhouette élancée, moue boudeuse, regard sauvage, elle tape dans l’œil du réalisateur Marc Allégret qui demande illico presto à la rencontrer pour son film Les Lauriers sont coupés. À l'audition, c’est l'assistant qu’elle rencontre, un certain Roger Vadim qui lui donne la réplique. Le film ne se fera pas, mais, Vadim et Bardot tombent amoureux. Bardot continue les photos, enchaîne les couvertures puis elle rencontre plusieurs metteurs en scène jusqu’à décrocher son premier rôle en 1952 dans le film de Jean Boyer « Le trou normand », aux côtés de Bourvil. Puis tout va très vite. L'année suivante, pour le Festival de Cannes, elle décide d'éclaircir sa chevelure… Le blond doré qu'elle affiche sur la croisette attire tous les regards et permet d'obtenir un financement pour le film de Roger Vadim. « Et Dieu…créa la femme », le premier film français à se classer au box-office américain.

C’est la pierre angulaire, le début de l’icône BB. Elle devient une star internationale et enchaîne tournage sur tournage.

YVES SIMON fredonne "Diabolo Menthe"

Rentrée scolaire 1963/1964 , deux sœurs Anne et Frédérique, respectivement 13 et 15 ans. Elles sont les héroïnes du film "Diabolo Menthe" de Diane Kurys. Pour son premier projet, elle est loin de s’imaginer les répercussions et le succès que rencontrera ce long-métrage. Un mois avant le tournage elle a presque bouclé son budget (2,4 millions de francs) mais elle n’a toujours pas son actrice principale, d'autant que le scénario est un peu particulier car autobiographique. En fait Diane Kurys dit avoir voulu faire ce film pour se venger de sa mère et de sa grande sœur qui étaient dures avec elle lorsqu'elle était petite. Oui elle a vraiment été élève au lycée Jules Ferry, avec une prof de maths qui avait peur de la classe et une autre qui était sadique, elle a vraiment vécu dans le XVIIIe et s’est vraiment fait attraper à voler dans un magasin, ramenée par sa mère qui hurlait dans la rue «  ma fille est une voleuse ».

La seule chose que Diane Kurys dit avoir inventé c’est la phrase de fin qui apparaît au générique “À ma sœur, qui ne m’a toujours pas rendu mon pull orange.” Ce pull n’a jamais existé.

CHRISTOPHE et "La Dolce vita"

Christophe le cinéphile. S’il disait tout à l’heure avoir découvert des films mythiques sur le tard, il a aussi été le premier à avoir des bandes quasi inédites. Dans les années 70, il va jusqu’à installer une salle de projection chez lui. 

Il possédait des centaines et des centaines de films en 35mm et beaucoup de VO, ce qui était rare à l’époque. Il avait appelé son lieu "Le Beau Bizarre". C’est là-bas qu’il partageait des toiles avec Patrick Dewaere, Michel Berger... Son appartement était devenu tellement emblématique, que Fellini a même fait appel à lui pour récupérer l’unique  copie de "La Strada" en version française qui se trouvait chez lui. Christophe n’a pas répondu. L’histoire se termine moins bien qu’elle n’a commencé. La police finit par tout lui confisquer, pensant qu’il fait du trafic de copies.

SOPHIE HUNGER feat ERIC CANTONA dans "La Chanson d'Hélène"

Paroles, JeanLoup Dabadie. Musique, Philippe Sarde. "La chanson d’Hélène" qui aura véritablement porté le film "Les choses de la vie" de Claude Sautet. Elle éclaire tout l’amour et tout le désamour de Romy Schneider et Michel Piccoli. Cette chanson est vraiment un objet à part qui a accompagné la sortie du film en 70. Philippe Sarde est tout jeune, il a une vingtaine d’années. Il reçoit Claude Sautet chez lui en pyjama et lui joue quelques notes au piano, en la mineur, ce qui est la bonne tonalité pour le drame. C’est déjà les prémices du thème qui existera plus tard. Sarde n’entend aucune réaction pas un bruit, pas un mot, il se retourne et là il voit Claude Sautet en pleurs qui lui dit : « c’est exactement ce que je recherche, vous êtes libre demain ? »

NICOLE CROISILLE et  PIERRE BAROUH interprètent "Un Homme et une femme"

Un homme, une femme, tous les deux veufs et emplis de désespoir se rencontrent, s’aiment, se repoussent, se retrouvent et s’aiment encore. Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant devant l’œil de la caméra de Claude Lelouch en 1966. On écoutait les voix de Pierre Barouh, l'auteur des fameux chabadabada, et de Nicole Croisille sur une composition de Francis Lai. "Un homme et une femme", le film qui raflera tout. Oscar du meilleur film étranger, Oscar du meilleur scénario original et palme d’Or du festival de Cannes.

ANNA KARINA chante "Ma Ligne de chance" dans le film "Pierrot le fou"

Anna Karina avec sa robe rouge marinière qui deviendra emblématique et Jean Paul Belmondo qui lui court après. Tous les deux sur une plage de Porquerolles. Scène mythique du film "Pierrot le fou" de Jean Luc Godard. L’objet qui marquera le pas de la nouvelle vague.

Programmation musicale :

  • BRIGITTE BARDOT - Un Jour comme un autre
  • GAËL FAYE - Histoire d'amour
  • YVES SIMON - Diabolo Menthe
  • ILLIONA - Une autre Vie
  • CHRISTOPHE - La dolce Vita
  • THE LIMINIANAS ft LAURENT GARNIER - Saul
  • SOPHIE HUNGER & CANTONA - La Chanson d'Hélène
  • OURS & M  - Petit Jeu
  • NICOLE CROISILLE & PIERRE BAROUH - Un Homme et une femme
  • CLOU - Si t'étais moi
  • ANNA KARINA - Ma Ligne de chance extrait du film "Pierrot le fou"
  • BARBAGALLO - Regarde
Programmation musicale
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