« Mieux vaut avoir cent amis que cent roubles! » C’est ce que disait ma grand-mère Russe. J’avais oublié ce proverbe. Mon père me l’a rappelé en préparant cette dernière émission. Ce sont les amis qui portent, et même les amis d’amis et même les amis d’amis d’amis… D’ailleurs ce soir, dernière escale, Arrivée à bon port. On jette l’encre une heure durant dans le parfum du souvenir en Russie. La raison de la Russie, sa folie, mais aussi l’émoi, l’effroi, la chaleur de son cœur , la rudesse de son univers, son froid… La Russie, c’est une sorte de retour aux sources, une fin de cycle. On a commencé en septembre avec une première émission autour de l’Afghanistan avec Atiq Raimi et Reza, une émission dédiée à Stéphane Taponnier et Hervé guesquière, libérés aujourd’hui, rentrés ce matin à bon port.Depuis, on a cherché à percer ce qu’il restait de la culture de chacun dans ce monde globalisé. J’en retiendrai cette très belle réflexion de l’écrivain Daniel Maximin : « L’identité ce n’est pas les racines mais le fruit ».Pèle mêle, on s’est plongé dans les imaginaires de la Guadeloupe, mais aussi du Mexique, de l’Iran, de cuba, de la Roumanie… On a tenté de comprendre la matière de la Pologne des années 80, de la chine, du Vietnam, du chili, de l’Italie, de la Turquie… On a cherché à décoder la parlure québéquoise, on a creusé l’inconscient collectif de quelques autres. De la société israélienne et de son rapport à la mémoire, comme de l’effet du franquisme sur l’Espagne d’aujourd’hui, ou encore des senteurs de Jasmin en Tunisie, on a effeuillé quelques épaisseurs culturelles : l’argentine au travers de sa culture tango, le japon au travers de l’image manga, l’Islande au travers de ses polards, la RDC au travers de son rapport au corps, la Jamaïque au travers de sa culture rasta, New York au travers de sa scène Broadway, la Côte d’ivoire vue au travers de ses contes, de ses femmes et de ses enfants...

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