Un balcon, des chaises, la mer... L'écrivaine et journaliste nous emmène plonger dans la mer Méditerranée, un lieu qu'elle apprécie beaucoup, grâce à un cliché pris par la photographe française.

Colombe Schneck en 2018 au Festival de Deauville
Colombe Schneck en 2018 au Festival de Deauville © Maxppp / ETIENNE LAURENT

Colombe Schneck : "A chaque parution d'un de mes livres, je m'offre une photo ou une image. Là, c'est une photo de Sonia Sieff prise à Oran, en Algérie. Dans cette image, on voit un balcon, deux chaises en plastique, de celles que l'on voit partout au bord de la mer. Ce balcon ouvre sur la mer Méditerranée. 

Moi qui suis d'origine d'Europe de l'Est, je ne comprends pas pourquoi je ne viens pas de cette partie du monde : c'est là que je me sens bien. 

Cette image qui est la première et unique que j'ai mise dans ma chambre. 

Regarder cette fenêtre qui s'ouvre sur la Méditerranée, ce balcon, me fait voyager tous les matins. Pour l'instant, je n'y vais que l'été quand je peux y aller. Mais je sais qu'un jour, je m'installerai sur un balcon face à la mer Méditerranée, pour nager, lire, et manger. 

Colombe Schneck
Colombe Schneck © Radio France / Vincent Josse / France Inter

Qu'est-ce qu'il y a mieux que les câpres, les olives, les tomates ?

Je viens d'une famille où le plaisir est difficile pour plein de raisons. Et là, il est immédiat et gratuit. Il suffit d'être dans ce balcon face à la mer pour profiter de ces plaisirs inouïs. Etre sur cette terrasse vous permet d'arriver en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Grèce, en Italie... Tous ces pays du pourtour méditerranéen qui ont cette chance inouïe d'avoir cette culture millénaire à la fois profonde et sensuelle. 

Je suis une Ashkénaze qui rêve d’être Séfarade. 

J'aurais dû être séfarade d'honneur. Il n'y a aucune raison que je sois ashkénaze : J'aime la mer, les sandales dorées, l'huile d'olive et le pain. Pourquoi suis-je ashkénaze ? Ce n'est pas normal. J'aime nager dans la mer, j'aime être heureuse et je suis optimiste. 

Alors qu'on sait très bien qu'un ashkénaze optimiste, ça n'existe pas. Cette image que je regarde tous les matins me rappelle que je devrais être séfarade."

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