Pour que les maraichers français, les agriculteurs espagnols et italiens ne souffrent pas d'une forte concurrence en période de crise, l'Union Européenne a relevé les droits d'entrée pour les productions venues du Maroc . De nouvelles taxes qui ont aussitôt étranglé tout un pan de l'agroalimentaire marocain. Cette décision aurait provoqué une lourde vague de licenciement dans les exploitations affirment les agriculteurs marocains, mais la fenêtre ouverte par la Russie éclaircit l'horizon.

Car, la crise Ukrainienne et le bras de fer entre les pays de l'Otan et la Russie passent par le gel d'avoirs et une série d'embargos. La sanction russe qui incite Moscou à se tourner vers Rabat booste les exportations marocaines et compensent les pertes accusées en Europe. Rien que sur les fruits et légumes marocains,un marché de 11 millions d'Euros. Plus de la moitié de la production marocaine d'agrumes part vers la Russie. La clémentine marocaine a toujours été un must sur les tables russes.

Fruits et légumes au Maroc
Fruits et légumes au Maroc © / CTC

Tomates, poivrons, courgettes melons, les importateurs russes s'intéressent à tout, y compris les produits de la mer comme les sardines.Dans le domaine agricole, les Marocains espèrent tripler leur chiffre d'affaire rien qu'avec le marché russe.

Des contacts sont pris aussi pour d'autres contrats, textile, cuirs et tourismes. Dans la perspective d'une seconde guerre froide, les russes cherchent des alternatives pour que l'Europe n'ait pas de prise sur elle . Et les agriculteurs marocains saisissent l'aubaine, plaidant que l'Ukraine est un problème géostratégique global qui n'est pas de leur ressort, mais ils entendent aussi entretenir de bonnes relations commerciales avec Bruxelles

Entretien avec Omar Mounir , exploitant de la région du Souss et porte parole de la Fédération interprofessionnelle des fruits et légumes

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