Much Loved , une réflexion sur la condition des femmes marocaines liées à la prostitution à un moment de leur vie à Marrakech , un film salué à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes est censuré au Maroc.

4 extraits d'une minute choisis par le service de presse pour le festival de Cannes ont été récupérés et postés sur Youtube . On y voit des femmes tenir un langage et engager des danses lascives devant des hommes à la langue pendante.

Cinéastes et acteurs essuient les menaces de mort. Quand ils ne sont pas agressés. Les jeunes du parti conservateur marocain manifestent devant le Parlement de Rabat "Non aux films orduriers, oui à l'art propre, non à l'obscénité" . Les réseaux sociaux s'enflamment et le ministère de la communication censure alors le film avant sa sortie, sans l'avoir vu et sans avoir saisi la commission de contrôle."Image dégradante de la société et de la femme marocaine"

Nabil Ayouch parle d'une décision illégale. Le cinéaste n'a rien d'un provocateur et signe un film loin d'une dénonciation polémique ou d'une exploitation voyeuriste du commerce du sexe. Il est loin le temps où le Maroc était fier d'être représenté parNabil Ayouch aux Oscars d'Hollywood en 1997 avec le filmMektoub . Et personne ne rappelle aujourd'hui que le même Ayouch a fondé la colation marocaine pour la diversité culturelle et qu'il accompagne de nombreux projets en cours et long métrage.

Il imagine même lancer des salles numériques dans les milieux péri-urbains.

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