70 ans après le débarquement, 50 ans après la chute des empires coloniaux, la guerre semblait une idée révolue, le ciment de sociétés ancestrales. Désormais la paix régirait le monde. Or, il n'y a jamais eu autant de guerres et de tensions sur la planète.

En Lybie, des lendemains de guerre qui ressemblent à une autre guerre

EnLibye , un représentant suisse du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été tué avant hier par des hommes armés àSyrte . Une attaque qui n’a pas été revendiquée, mais tous les regards se tournent vers les jihadistes. Le CICR a aussitôt annoncé un gel temporaire de ses opérations dans le pays .

Lybie
Lybie © Radio France / Omar Ouahmane

Pas un jour ne passe sans un attentat ou des fusillades. Cette situation de chaos embrase l'est du pays, notamment la région de Benghazi.

Violences, crise économique, institutions fragiles et corrompues, loi des milices et indifférence de la communauté internationale.

A Tripoli et Benghazi , le reportage d'Omar Ouahmane , à réécouter ici en streaming ou podcast

En Syrie, toujours la même difficulté d'informer

Après l'élection présidentielle qui concernait deux tiers du territoire syrien, et qui a confirméBachar Al Assad à la tête du régime,les Syriens sont toujours pris dans l'étau d'une information de propagande . Celle du régime et celles des jihadistes. Sur les 140 000 morts civiles, 120 à 130 journalistes ont été ciblés et assassinés. Des reporters citoyens pour la plupart.

Plus que jamais, la Syrie manque d'acteurs de l'information indépendants et professionnels.

Canal France International et des organisations spécialisées dans l'aide au développement lancent un media incubateur à Gaziantep en Turquie près de la frontière syrienne. Deux axes : formation professionnelle et livraison de matériel technique pour travailler dans des conditions optimales.

Invités de Partout Ailleurs : Lina Chawaf de Radio Rozana, la journalisteHala Kodmani ,Soazig Dollet de Reporters sans Frontières et Jean Pierre Perrin, auteur de "La mort est ma servante ", chez Fayard.

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Les désastres de la guerre

Une exposition retrace la représentation de la guerre de Napoléon à nos jours au Louvre Lens jusqu'au 6 octobre.

Guerres et désastres
Guerres et désastres © Radio France / EV

"La conquête que vous préconisez , c'est l'abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les rudimentaires pour s'approprier l'homme, le torturer, en extraire toute l'énergie qui est en lui au profit du prétendu civilisateur. Ce n'est pas le droit, c'en est la négation. Parler à ce propos de civilisation, c'est joindre à la violence l'hypocrisie. " Georges Clémenceau, chambre des députés, 30 juillet 1885.

Plasticiens, peintres, philosophes, photographes ont tissé un lien entre l'art et le journalisme. La couverture de la guerre et des horreurs qu'elle engendrait.

Guerres et désastres
Guerres et désastres © Radio France / EV

Avant Napoléon , la guerre était un perçu comme un acte héroïque de bravoure. Après la campagne de Russie, tout va changer.

Laurence Bertrand Dorleac , historienne d'art, parle même d'un tournant. Autrefois, la guerre faisait partie intégrante de l'histoire des sociétés maiss emblait en assurer l'ordre, les fièvres nécessaires, la violence autorisée, ritualisée, glorifiée.

Ce cycle d'héroisation se termine avecGoya et Géricault. Bien que non reporters, ces artistes saisissaient avant les évvènements les folies humaines et leurs invariantes dans la guerre.

L'exposition qui couvre 12 séquences se termine avec les guerres de notre temps. Alors que nous pensions en avoir fini des conflits, ils réaparaissent sous des formes multiples. Et la frontière entre l'art et le journalisme devient plus floue. En témoigne le travail de la photographe Sophie Ristelhueber qui se concentre sur les traces laissées sur les pysages par les hommes et la guerre.

Irak 2001
Irak 2001 © Radio France / SR

Les larmes du seigneur afghan

Thomas Campi , Vincent Zabus et Pascale Bourgaux parle d'une guerre dont on ne parle plus et choisissent le vecteur de la Bande dessinée.

Les larmes du seigneur afghan
Les larmes du seigneur afghan © / CC

Les larmes du seigneur afghan publié chez Aire Libre évoque la difficile mission d'informer sur la situation quotidienne en Afghanistan .

Le pays est le plus pauvre de la planète, les milliards de dollars d'aide humanitaire ont alimenté la corruption. Les infrastructures n'ont jamais vu la couleur d'un argent qui a enrichi les élites afghanes.

La présence occidentale longue de 12 ans se révèle être un échec etles talibans qui exploitent le terreau de la pauvreté et de la colère contrôlent déja plusieurs provinces du sud du pays.

Partout Ailleurs sur franceinter.fr : Sarah Masson & Eric Valmir

Partout Ailleurs sur twitter : @ericvalmir

Evénement(s) lié(s)

Les désastres de la guerre. 1800-2014

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