En Grèce, les stades sont donc devenus des défouloirs où s’expriment toutes les frustrations de la société. Et elles sont nombreuses. Stavros Kontonis, le ministre grec des sports d’Alexi Tsipras a fait savoir que la prochaine saison ne démarrerait pas tant que les dix-huit clubs de première division n'auraient pas instauré un nouveau système de billetterie et de vidéosurveillance dans les stades.

La loi existe. Voté par le précédent gouvernement. 13 Millions d’euros ont été dépensé pour cela, mais aucun travaux engagé. Où est passé l’argent ? La corruption des clubs, autre sujet que Tsipras et les siens jugent urgent de régler. Au même titre que la dette et l’évasion fiscal, le nouveau gouvernement grec fait de ce dossier une urgence politique. On peut être surpris par cet angle d’attaque, mais le foot cristallise beaucoup de passion et assainir ce terrain, c’est aussi régir un socle de valeurs visible de tous. La société se regarde dans son championnat et le miroir doit refleter une image propre, de solidarité et d’envie, et ramener le foot à ce qu’il est : un jeu. Et du plaisir.

Jouer au foot en Grèce
Jouer au foot en Grèce © / CTC

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