Au lendemain de la mort de Khadafi, les occidentaux se sont retirés, laissant un Conseil National de Transiton casté par Bernard Henri Levy échouer dramatiquement après quelques mois d'exercice.

Plus de pouvoir politique, les brigades prospèrent, les cellures islamistes gangrènent le nord et les noyaux terroristes fondamentalistes ont installé dans le sud libyen des camps d'entrainement et d'approvisionnement en armes. Véritable zone de non droit où pullulent tous les trafics.Un hub terroriste dit Jean Yves Le Drian qui plaide une intervention rapide. D'autant que les jihadistes chassés par Serval du Mali se sont aussi réfugiés ici.

Dans cette Libye au bord du chaos, peu de journalistes réussisent à travailler. La difficulté réside aussi à intéresser des rédactions guère intéressées par la situation libyenne, car d'une complexité difficile à saisir.

En général, dans pareille situation, la littérature, le théâtre parviennent à porter des discours militants. En Libye, c'est une série télévisée qui joue ce role, les feuilletons sont très suivis en période de ramadan. Le succès de cet été est Dragounov , du nom d'un fusil russe utilisé par les snipers . Une trame familière, Omar aime Mouna, d'un coté une famille riche et respectée, de l'autre une famille pauvre et martyrisée. Un amour impossible, deux clans qui ne s'aiment pas.

Ce Romeo et Juliette, version Tripoli, (sans autorisation de tournage et moyens financiers) raconte la déchirure des familles libyennes. Dans une même maison, on pouvait trouver des post et anti Khadafi, des partisans de la démocratie et de la charia. Des déchirures irréversibles. Une réconciliation difficile. Et la violence qui emporte tout.

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