Encore 300 personnes disparues aux dires de la Marine Italienne entre la Libye et l'île de Lampedusa . Des creux de 8 mètres sous des vents dépassant les 120 km/h. Les zodiacs surchargés n'ont pas tenu. Combien d'histoires de la sorte faut il encore entendre avant que les autorités européennes et africaines ne prennent la mesure du problème. Ou l'indifference dépasse-t-elle le stade du cynisme ? Réduite à des notions politiques, l'immigration se réduit à des questions oscillant rigueur et souplesse. C'est une mauvaise question. Le problème ne se réglera pas en mer. Les Mare Nostrum, Triton et flotille déployées en Méditerranée n'arreteront pas les flux .

Zodiac vers Lampedusa
Zodiac vers Lampedusa © / CTC

Les premières vagues d'immigration venaient des campagnes pauvres du Maghreb et répondaient aux besoins de main d'oeuvre des chantiers français et allemands. Aujourd'hui, de jeunes diplomés avec un peu d'argent, des élites en devenir fuient les régimes, les guerres, la corruption et l'absence de perspectives.

Dans les bateaux entassés comme du bétail, ces individus sont déshumanisés alors qu'ils sont intellectuellement structurés avec des parcours éudiants. Ce qui rend le phénomène encore plus tragique.

Pourquoi et comment des hommes et des femmes intelligents et doté d'une riche culture mettent leurs destins entre les mains de passeurs et de mafieux ?

Une évidence. Ce sont des sommets entre dirigeants Européens et Africains qui ralentiront ce flux qui remonte le continent noir. Les navires militaires en Méditerranée ne règleront rien. L'urgence, c'est un changement de mentalité dans le mode de gouvernance et des politiques de développement dignes de ce nom.

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