Levée des restrictions de mobilité avec la Guinée, le Liberia, et le Sierra Leone . Une décision prise par les chefs d’États Africains réunis àAccra au Ghana. Le pic de l'épidémie serait derrière nous et le risque maîtrisé. Mais le Sénégal, derrière une attitude diplomatique complaisante, ne se presse pas pour ouvrir ses frontières.

Le Président Macky Sall a annoncé la reprise des liaisons aériennes avec les trois capitales concernées, mais les passagers de tous les vols se posant sur le sol sénégalais sont soumis à des tests dès la sortie du tarmac.

Les liaisons maritimes également rétablies mais avec aussi des contrôles dès le débarquement du bateau.

Frontière fermée
Frontière fermée © / CTC

Reste le sujet sensible de la frontière terrestre avec la Guinée toujours fermée et qui le restera jusqu'à nouvel ordre.

Le ministre de l'intérieur, Abdoulah Daouda Diallo , s'est rendu dans le sud du Sénégal pour affirmer que la réouverture était à l'étude. Une analyse de la situation concertée avec le ministre de la santé.Il s'agit de garantir un risque zéro.

L'opinion publique sénégalaise qui a vécu dans la psychose ne comprendrait pas que le problème soit réglé du jour au lendemain. Les autorités, après avoir multiplié les messages d'alerte, adoptent une communication prudente.

Hors de question d'ouvrir des frontières terrestres d'autant que les infrastructures médicales sénégalaises bénéficient d'une réputation solide. Le seul cas d'Ebola connu par Dakar a été soigné. Conséquence, des milliers de malades pensent que c'est l'endroit où il faut être traité. La direction de la Santé sénégalaise craint, avec une éventuelle réouverture de la frontière, un afflux de personnes infestées vers les unités spécialisées de Dakar.

Frontière fermée
Frontière fermée © / CTC

Mais il sera difficile aux forces de l'ordre sénégalaises de contrôler la frontière. 36 000 pistes la franchissent. Qui plus est les ramifications avec la Guinée sont nombreuses.

Deux millions de guinéens sont installés au Sénégal, ce qui n' a pas manqué de créer des tensions dans les lieux publics et transports en commun, chaque guinéen étant directement associé au virus. Là aussi, les autorités ont du intervenir pour appeler à la raison les comportements les plus outranciers.

Si le Sénégal ne compte aucune victime, Ebola a tout de même ravagé l'économie. Les Guinéens installés à Dakar sont majoritairement commerçants et participent à la vie économique. La désaffection de leurs établissements a provoqué une crise. Et la fermeture maintenue des frontières bloque l'échange de marchandise.

Qui plus est, asiatiques et occidentaux ont annulé leurs vacances sur place, affectant de manière drastique le secteur touristique.

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