L'Irak à nouveau dans la lueur médiatique

Et pourtant, la violence perdure depuis des mois en Irak . Les tensions entre les communautés, la corruption qui frappe les autorités de Bagdad , la progression des jihadistes sunnites de l'Etat Islamique de l'Irak et du Levant (EIIL), les revendications kurdes au nord déstabilisent le pouvoir central.

La carte du pays se retrouve ce soir morcelée, entre des zones détenues par les jihadistes, d'autres par les kurdes et une armée régulière qui se replie sur Bagdad.

Entre Mossoul et Erbil, un duplex avec Etienne Monin, envoyé spécial, et ici, son reportage en version vidéo sur des images tournées par Gilles Gallinaro.

Partout Ailleurs, la thématique

Au Brésil, courir après un ballon sert la métaphore du malaise social. Partout dans le monde, les montgolfières de l'immigration cherchent le sens du vent. A Cuba , les exilés en fin de vie reviennent sur leurs terres où le castrisme s'éteint doucement.

Une émission avecLaurent Cantet, Leonardo Padura, Bayan Mahmud.

La quête de l'horizon
La quête de l'horizon ©

Le Brésil au lendemain de la Coupe du Monde

Rio de Janeiro
Rio de Janeiro © Dean Northcott - Image Source - Corbis

Depuis plusieurs semaines, leBrésil voit une couverture médiatique évoquant son identité tourner autour du football. Il y aurait les pro-ballons ronds avec une aura de légende, et les antifutbol, évocation d'une authenticité de terrain. La réalité est moins binaire. On peut soutenir la Selecao , se laisser entrainer par le sens de la fête tout en se préoccupant des problèmes sociaux et politique du pays.

Le reportage d'Elodie Touchard, notre correspondante à Rio de Janeiro.

Une success story loin de la réalité argentine

Il s'appelle Bayan Mahmud . Il est Ghanéen. Immigré clandestin en Argentine , il est devenu par un jeu de hasard une star du foot auBoca Juniors , club mythique deBuenos Aires . Il nous raconte son histoire qui ne ressemble en rien à un conte de fées.

Bayan Mahmud
Bayan Mahmud ©

Après une enfance heureuse àBawku auGhana , avec son frère Muntala et ses parents, des tensions interethniques dégénèrent en violence.Les Mamprusis attaquent les Kuasis. Les parents de Bayan sont massacrés. Il vient d'avoir 11 ans. Réfugié dans un orphelinat qui sera cinq années plus tard attaqué aussi,Bayan se jette sur les routes de l'exil. Direction l'Europe. Les passeurs lui indiquent les cales d'un cargo où il vivra une longue traversée dans les conditions précaires du clandestin. A l'arrivée, ce n'est pas l'Europe, mais l'Argentine. Un statut de réfugié, des squats, et un jour, alors qu'il joue au foot sur un terrain vague, des recruteurs le repèrent. De test en test, il s'affirmera comme la star africaine du foot argentin.

Bayan profite de sa réussite pour crier une autre réalité. Les Africains et noirs de peau sont victimes de racisme, les lois d'admissions se sont durcies en Amérique du Sud. Les candidats à l'immigration sont souvent passés par dessus bord pendant la traversée quand ils sont découverts par l'équipage.

Bayan Mahmud est l'invité de Partout Ailleurs avec la journaliste qui a coécrit son histoire dans un livre intitulé "le jeu du destin". Avec nous aussi Marine de la Moissonière, ex correspondante de Radio France en Argentine.

Pinochet et le foot comme orgueil national

En Novembre 1973, deux mois après son coup d'Etat, le généralPinochet n'admet pas le forfait de l'URSS dans un match qualificatif pour la coupe du monde de foot 1974.

Estadio Nacional de Santiago 1973
Estadio Nacional de Santiago 1973 ©

L'Estadio Nacional de Santiago est un camp d'internement où les opposants sont torturés et exécutés.

Bien que tout soit net pour l'accueil de l'équipe soviétique,Moscou préfère perdre sur tapis vert.

Qu'à cela ne tienne, les Chiliens seront "encouragés" à aller au stade pour soutenir leurs joueurs, seuls sur le terrain.Le match le plus pathétique de l'histoire du foot, raconté par Adrien Bosc de la revue Desports qui publie ce mois un numéro spécial Coupe du Monde.

Cuba et ses générations d'exilés

Le film sortira au mois d'octobre en France.Laurent Cantet à partir d'une idée formalisée avec l'écrivain cubain Leonardo Padura a tourné sur les toits de la Havane , au dessus du Malecon .

Le Malecon de la Havane
Le Malecon de la Havane © Radio France

Des tranches de vie racontées par cinq personnages qui évoquent à leur manière leurs liens avecCuba, des histoires d'exils, des histoires générationnelles, des histoires dans l'Histoire, la révolution,Fidel,la chute du mur de Berlin, l'écroulement du bloc soviétique qui plonge l'île dans la misère , et les derniers temps du castrisme aujourd'hui.

Une mutation en douceur, l'argent de plus en plus visible, des frontières qui souvrent lentement, des connexions avec les Etats-Unis et l'Europe, des retours d'exils et de nouveaux exils.

Une transition à la fois voulue et crainte par les Cubains. Rencontres dans les coulisses du tournage du film.

Partout Ailleurs sur franceinter.fr : Sarah Masson & Eric Valmir

Partout Ailleurs sur twitter : @ericvalmir

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