Les universités, facteurs de développement de toute une nation ? Que l'on pose la question en 2014 parait incroyable. Les pays d’Afrique de l’Ouest relèvent le défi, et lAgence Universitaire de la Francophonie encouragent les politiques publiques qui veulent renforcer l’enseignement supérieur.

Pendant des décennies, la priorité des pays africains se centrait sur l’éducation pour tous : apprendre à lire et écrire. Mais aujourd’hui, les bataillons de bacheliers se retrouvent à la rue du jour au lendemain, sans emploi, ni perspectives, candidats à l’exil et plus souvent à l’immigration clandestine.

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bibliothèque universitaire © Radio France / EV

Le Sénégal, dont le taux de chômage avoisine les 47% mise donc sur une réorientation de sa politique universitaire.

Premier constat, les filières littéraires non adaptées aux marchés du travail. Un master d’histoire ou de littérature comparée conduisent directement au chômage constate cyniquement, Oumar Sock , le directeur général sénégalais de l’enseignement supérieur.

En 2013, 75% de bacheliers en lettres, 25% en sciences. Il s’agit donc de renforcer les filières scientifiques en corrélation avec les besoins du pays. A la rentrée 2016, Dakar ouvrira une deuxième université avec les filières sciences, techniques et technologie – ingénierie – Maths Physique- Agronomie- Economie et Gestion.

Les premiers résultats ne se font pas attendre. Le modeste laboratoire de physique, d’atmosphère et d’océanographie n’aurait jamais vu le jour sans le soutien de l’Agence Universitaire de la Francophonie. Aujourd’hui, il est consulté par les plus grandes instances internationales. Les résultats de ces travaux ont un impact direct sur la santé publique, l’agriculture et la pêche. La santé publique, un frein au développement souvent sous estimé et qui a un coût.

Ce laboratoire, non seulement intervient surles questions du réchauffement climatique , les pays d’Afrique de l’Ouest premiers concernés veulent montrer l’exemple, mais il mène aussi des études prévisionnelles à partir des océans et marées pour anticiper les arrivées massives de moustique et le paludisme qui va avec , l’atmosphère pour mieux lutter contre les aérosols responsables des épidémies de méningite . Ces exemples aussi nombreux que variés soulignent l’importance des sciences dans les facteurs de développement du pays.

Qui plus est, actuellement, une quinzaine d’étudiants stagiaires évoluant dans ce laboratoire est assuré de trouver un emploi à l’issue de ce cursus.

Et pour encourager cette politique, les instances éducatives comptent sensibiliser les élèves dès leur plus jeune âge aux filières porteuses.

Et si les femmes, les jeunes, les sciences étaient l'avenir de l'Afrique ? Une certitue, cette action menée sur le long terme soulève l’optimisme des acteurs de l’aide au développement comme l’Agence Universitaire de la Francophonie très en pointe sur ces dossiers.

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