La Crimée à 48 heures d'un réferendum déterminant

Intégrer la Fédération de Russie ou rester une province ukrainienne . Très schématiquement posé, voilà la difficile question qui devra être tranchée dimanche.

Depuis une dizaine de jours, les deux camps s'emparent de la rue pour porter leurs voix dans l'espace public. Des couleurs jaunes et bleues, mais aussi des pro russes et une manifestation pour la paix.

Dans Partout Ailleurs , ce soir, les reportages de Géraldine Hallot avec Didier Sudre, de Julie Pietri et Marc Crepin.

manif pour la paix
manif pour la paix © Radio France / Didier Sudre

Les partisans de la paix et d'une solution durable ukrainienne d'un coté....Et de l'autre les pro russes, ouvertement affichés en ce sens....

Pro russe en Crimée
Pro russe en Crimée © Radio France / Didier Sudre

Les manifestations pro ukrainiennes infiltrées ces derniers jours par des Black Block identifiés comme venant de Russie ont dégénéré. Affrontements et violences.

Dans la baie de KazatchaIa , un navire de guerre russe a débarqué ce matin, vendredi 14 mars, des camions, des soldats et des véhicules blindés. Vladimir Selezniov, fonctionnaire du ministre ukrainien de la Défense affirme qu'une quinzaine de missiles sol-air S300 se trouvent en gare de Kerch, ville portuaire séparant la péninsule du reste de l'Ukraine.

Plus pacifiques dans leurs intentions, les populations russophones de Crimée sont descendues dans la rue pour agiter leurs drapeaux

Manif pro russe
Manif pro russe © Radio France / Geraldine Hallot

En marge des événements, Reporters Sans Frontières relève une difficulté d'informer sur place en Crimée. Le climat est tendu. En début de semaine, deux journalistes ukrainiennes ont été enlevées, elles ont été relachées mercredi matin, mais elles ont subi des simulacres d'excécution. Le témoignage d'Olena Maximenko à lire ici.

La Syrie, 3 ans déjà

3 ans déjà que les premiers coups de feu ont été tirés. Ce samedi 15 mars, des veillées dans plus de 40 pays à l'appel d'ONG. #WithSyria #AveclesSyriens. Ces veillées partiront du plus grand camp de réfugiés syriens, le camp Zaatari en Jordanie.

La Tour Eiffel à Paris, la colonne de Nelson à Londres et le Mémorial Lincoln à Washington se transformeront en flambeaux. 116 organisations humanitaires demandent des mesures immédiates pour venir en aide aux populations civiles.

Un clip pour les réseaux sociaux a été tourné par Banksy qui reprend son emblématiquepetite fille au ballon rouge. La voix off est celle d'Idriss Elba (Luther, The Wire) et la bande son signéeElbow .

Quelle Turquie pour demain ?

Quelques heures après de nouvelles manifestations au cœur d'Istanbul, et à quelques jours des élections municipales, une réflexion sur la décennie Erdogan que viennent de vivre les Turcs. Où va la Turquie ? En partenariat avec Courrier International.

Les reportages à Istanbul de notre correspondant Jérôme Bastion.

Zoom sur les réseaux Gülen par Eric Chol , directeur de la rédaction de Courrier International

Interview d'Ahmed Han , spécialiste de la politique étrangère turque par Christian Chesnot.

Avec nous en studio, l'écrivain turc Nedim Gürsel, auteur de Voyage au coeur de la Turquie, aux éditionsEmpreinte temps présent

Etat des lieux de la presse turque parPierre Vanrie de Courrier International

Où va la Turquie ?
Où va la Turquie ? © Radio France / EV

La Syrie, 3 ans déjà(bis)

3 ans que les premiers coups de feu ont été tirés en Syrie. Et toujours l'indifférence internationale. L'ONG Save the Children vient de tourner un spot choc pour sensibiliser l'opinion internationale. Le quotidien heureux d'une petite fille britannique qui va basculer d'un climat de guerre. Ce n'est pas parce que ça n'existe pas ici que ça n'existera pas un jour.

Les enfants syriens continuent de mourir chaque jour.

La Centrafrique, toujours dans le chaos

Dans le Sud Soudan et en Centrafrique, la famine aggrave la situation des populations civiles prisonnières du conflit armé. Tous les seuils d’alerte humanitaire ont été franchis.

En Centrafrique, massacres, tueries, tortures, déplacements, cantonnements, exodes… Un an après le coup d’état du 24 mars 2013 en RCA, toujours les violences, toujours la précarité médicale et sanitaire.

A l'ouest, ce sont les milices anti-balakas qui ont pris le contrôle, après le désarmement des ex-rebelles de la Seleka, qui eux, sont majoritairement présents dans l'est du pays. Ces ex-rebelles qui ont accepté le processus dit DDR (désarmement, démobilisation, réintegration) sont aujourd'hui cantonnés dans deux camps de la capitale, Camp Béal et RDOT à 10 km du centre de Bangui. Haï de la population, ils sont retranchés dans ce camp où même les ONG n'osent pas les visiter, sous peine de s'attirer la colère du reste des centrafricains. Claude Guibal, notre envoyée spéciale s’est rendu sur place.

Partout Ailleurs sur franceinter.fr : Sarah Masson & Eric Valmir

Partout Ailleurs sur Twitter : @ericvalmir

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