Non à l'immigration. Non à l'Islam .

En Australie, au lendemain de la prise d'otage, les points de vue se radicalisent. La question de l'immigration devient de plus en plus sensible dans un pays façonné par les immigrés européens.

L'identité australienne malmenée ? Encore faut-il l'identifier ?

Les Aborigènes qui constituent 2% de la population estiment avoir été dépossédes de leurs terres et se présentent comme constituants historiques du peuple australien.

Les Arborigènes
Les Arborigènes © / CTC

En Australie, la première colonie de Blancs a vu le jour en 1788 et s'est développée rapidement au XIXe siècle.

La cohabitation avec les Aborigènes ne fut qu'une vue de l'esprit.

Très vite, dépossessions et massacres ont changé les règles du jeu. La terre appartenait aux Blancs.

Les massacres d'Aborigènes ont eu lieu jusque dans les années 1930... voire le milieu du 20e siècle dans certaines zones.

Des mouvements de défense de la cause aborigène mené par des associations de "Blancs" ont tenté d'atténuer la relation de violence . Sous l'impulsion du Conseil National des Missionaires d'Australie, la totalité de la terre d'Arnhem fut proclamée réserve aborigène, offrant une protection à ses habitants. Mais partout ailleurs, la dépossession est totale et les lois auxquelles les Aborigènes doivent se conformer par la suite sont écrites par les Blancs.

C'est cette histoire que le film "Charlie's country" raconte.

Tourné par l'australien Rolf de Heer , il raconte la vie de Charlie, un ancien guerrier aborigène qui fait face à la pression grandissante du gouvernement sur le mode de vie traditionnel de sa communauté. Perdu entre les deux cultures, Charlie - joué par David Gulpilil, véritable Aborigène australien dont l'histoire a inspiré le scénario - décide de retourner vivre dans le bush à la manière des anciens.

Un bijou cinématographique de sensibilité sur les questions de culture partagée, du vivre ensemble si difficile en terre australienne et ailleurs.

Charlie's country de Rolf de Heer en salles ce 17 décembre

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