Iguala, dans l’Etat de Guerrero , dans le sud du Mexique… Un fief de la drogue… On est sur la route duPacifique entre lesAndes et lesEtats UnisIguala a même une allure de carrefour, la drogue est stockée ici avant d’être acheminés vers la Californie ou Mexico. Donc un lieu sensible pour les cartels de la drogue.

Le 26 septembre, des étudiants manifestent pacifiquement dans la rue contre la corruption et les autorités locales de mèche avec les narcotrafiquants.

43 d’entre eux montent dans un bus et déclenchent une réponse disproportionnée des forces de l’ordre qui déclenchent un tir nourri, touchant au passage un autre véhicule transportant une équipe de foot.

6 morts au total.

Après ce déluge armé, les étudiants traumatisés sont interpellés par la police et conduit à l’extérieur de la ville. Plus de nouvelles d’eux depuis.

Les 43 étudiants disparus
Les 43 étudiants disparus © / CTC

Très vite, l’inquiétude s’empare des familles, d’autant qu’une semaine plus tard, deux individus arrêtés après une fusillade affirme avoir tué 17 des 43 étudiants.

La police aurait arrêté le véhicule, le chef de la sécurité publique aurait remis des étudiants pris au hasard à une bande, les jeunes conduits sur une colline boisée pour y être assassinés…

Le chef de la sécurité publique est en fuite et le procureurInaki Blanco de l’état de Guererro ne peut que constater la découverte des corps.

Les découvertes macabres enflamment le pays. Un autre charnier de 28 corps sans lien avec l'affaire des étudiants sdisparus est découvert. En réaction, manifestation monstre dans les rues de Mexico. Les étudiants en colère refusent la résignation et la peur.

Le gouvernement mexicain dit prendre cette affaire très au sérieux. Comment peut-il en être autrement après la vague d’émotion portée par cette affaire dans les familles de tout le Mexique… Qui plus est dans une affaire où des étudiants demandaient pacifiquement probité politique et équité sociale.

Et l’ordre social d’Iguala est un ordre établi spécifique aux besoins de la région.

Aussi parce que la femme du maire appartient à une famille du narco trafiquant, que l’intervention policière contre les étudiants était ordonnée parce que cette femme tenait un meeting à proximité et qu’elle ne voulait pas que son intervention soit perturbée par une manifestation… Madame et son mari de maire sont en fuite. Le chef de la sécurité publique aussi.

14 policiers ont été interpellés et ont confirmé les déclarations des deux tueurs. A savoir que les policiers ont bien remis les étudiants entre les mains des guerreros unidos, une bande criminelle. La Commission nationale de sécurité a par ailleurs annoncé aujourd’hui la mort de Benjamin Mondragon, le chef des guerreros unidos. Tué au cours d’une opération spéciale de la police.

Aux dires des forces de l’ordre, il serait suicidé, préférant mourir plutôt que de se rendre. Les journalistes locaux affirment au contraire qu’il a été criblé de balles par les policiers.

Dommage, il représentait une piste sérieuse dans l’enquête des 43 étudiants disparus.

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