16 000 kilomètres en mer en 7 mois.

22 escales dans 11 pays riverains.

Et des campagnes de prélevements alarmantes. A chaque filet lancé à la mer par l'Expédition MED, des déchets sont récupérés. Ils sont partout.

Expédition MED comme Méditerranée en danger.

Plastique en méditerranée
Plastique en méditerranée © / CTC

Constat alarmant de deux expéditions scientifiques menées par l'Observatoire océanographique de Villefranche/Mer. Une opération qui implique l'Afrique du Nord que l'Europe du Sud.

Les micro déchets flottants, les plus dangereux, sont des fragments de plastique qui naviguent dans les 15 centimètres de la couche à la surface de l'eau.

250 milliards de microplastiques flottants . Et des zones à haut risque, au large de Savone, des cotes italiennes, 300 000 particules au kilomètre carré.

Une pollution qui augmente les facteurs de pollution. Le plastique dans l'eau est le support idéal pour accueillir des pesticides, des fongicides et autres polluants organiques que l'on trouve dans les faunes microbiennes : champignons, bactérie, parasite.

Outre la pollution, le réel danger concerne la chaine alimentaire. Poissons, tortues et crustacés consomment ces bouts de plastique qu'ils confondent avec du plancton.

90 % de ces déchets ne proviennent pas de plaisanciers irrespectueux mais de la terre, des rivières polluées qui viennent se jeter dans la mer et les océans.

Les scientifiques alertent la communauté internationale. Les missions menées en Méditerranée ces dernières semaines ne font qu'accroitre leur risque d'une pollution atteignant un point de non retour.

Il est faux de croire que la mer digère tout.

Entretien avec Bruno Dumontet, chef d'expédition MED

@ericvalmir

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