La lave du volcan Pico do Fogo au Cap-Vert, en éruption depuis le 23 novembre, a déjà rasé deux villages.

Le Cap-Vert est un archipel volcanique composé de dix îles - dont neuf sont habitées - situé dans l'océan Atlantique, à environ 500 kilomètres à l'ouest du Sénégal

Le volcan Pico do Fogo 3000 mètres d’altitude, situé sur l’île de Fogo, dans le sud de l’archipel est entré en éruption il y a 3 semaines. Portela et Bangaeira sont deux villages déjà rayés de la carte. Avant l'éruption ils totalisaient à eux deux plus de 1.700 habitants qui ont été déplacés vers San Filipe, la capitale de l'île.

Pico do Fogo
Pico do Fogo © / CTC

70% des habitations ont disparu en l'espace d'à peine 12 heures

Face à cette menace, les autorités ont rapidement pris des mesures, évacuant les 1 200 habitants de Cha das Caldeiras, qui ont été accueillis dans des abris de secours.

Et ces dernières heures, les habitants de Fonsaco sont prêts prêts à être évacués.

La coulée de lave progresse 60 mètres à l’heure

Après son passage, c’est une épaisse couche de cendres qui recouvre la zone.

Les autorités redoutent que la coulée progresse vers Monte Velha, l’importante réserve forestière de l’île qui partirait en fumée dans un gigantesque incendie.

C'est toute une économie locale et toute une vie que le volcan a emportées en l'espace de 22 jours seulement. C'est plus d'un siècle et demi d'histoire qui a littéralement été effacé sur l'île de Fogo. Car certaines constructions datent du milieu du XIXeme.

Le préjudice économique dépasse les 50 millions d'euros . Les dégâts matériels sont énormes, Cha das Caldeiras était en train d’être détruite lentement par les laves et les personnes sont très bouleversées. Elles assistent impuissantes à la progression massive et lente de la lave qui emportent toutes les infrastructures : Maisons, citernes, écoles, églises, pensions, domaines agricoles.

On peut toujours dire que ces gens étaient fous de vivre sur une île volcan, comme on peut le faire aussi à Stromboli au nord de la Sicile, mais quand aucune éruption n’est intervenue depuis 70 ans et qu’on a pris l’habitude de vivre avec lui, la relation est quasi mystique… On vit avec un ami, un ami protecteur, qui favorise un climat propice à l’agriculture et à l’élevage.

L’ami vient de trahir, tout est détruit, pire, la lave et les cendres ont remodelé la configuration de l’île. Il faudra reconstruire mais ailleurs, sur d’autres emplacements. Et les sols sont inexploitables pour plusieurs saisons.

Un appel à l’aide a été lancé à la communauté internationale.

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