Comment traiter le conflit syrien aujourd'hui ?

Depuis des mois, la couverture médiatique est réduite aux agissements de Daesh. Les lignes de front de l'organisation islamiste, son mode de fonctionnement, ses communications de propagande, ses décapitations, et aujourd'hui ses djihadistes européens.

Mais alors que la mort de Peter Kassig soulevait à raison l'indignation et l'émotion internationale lundi dernier, près de 200 morts syriens étaient passés sous silence.

Alep
Alep © / AAR

Le journaliste photographe franco-syrien Ammar Abd Rabbo se rend régulièrement à Alep et veut rendre compte fidèlement de la situation sur place.

La ville en ruine, les baches et les toiles de tentes suspensdues au dessus des rues entre deux balcons pour boucher la vue des snipers, un chaos environnant et pourtant un semblant de vie quotidienne.

Refuser l'exil et rester chez soi pour continuer à vivre.

Mais ces cliclés n'intéressent pas les rédactions qui veulent des images démonstratives d'un conflit syrien que plus personne ne sait par quel bout prendre, tant la situation s'enlise et s'éternise.

Alors Ammar a décidé de les exposer à la vue du public parisien, dans une petite galerie Europia, avenue de Ségur.

Le photographe n'en peut plus de voir des images de Syriens en kalachnikov.

Une résistance pacifique essaie aussi de s'organiser mais rien n'est fait pour l'encourager.

L'exposition a pour intitulé. Alep s'écrit : A, Elles, Eux, Paix".

Ammar, à travers son travaiil photographique reste au contact d'une population syrienne, victime d'un double conflit et de la propagande efficace de Daesh qui attire sur le groupe la lumière des projecteurs du monde entier.

Et plonge un peu plus dans l'obscurité les centaines de milliers de victimes.

Alep : A, Elles, Eux, Paix

Galerie Europia

15 av de Ségur

Paris

Jusqu'au 2 décembre

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