L'Italie en 1992...

Le pays sort d'une période trouble entre attentats commis par les Brigades Rouges , affrontements entre milices fascistes et groupuscule d'extreme gauche, les collusions mafia/politique, mafia/religion, les scandales de la Banque du Vatican, la loge maçonnique P2 , le traumatisme d'Aldo Moro , la mort suspecte du pape Jean Paul 1er , puis l'affaire Mains Propre s qui décime la classe politique, la fin et l'anéantissement de la Démocratie Chrétienne , la corruption, la saison des massacres incarnée par les assassinats des juges Falcone et Borsellino , et l'émergence d'un nouveau venu en politique, Silvio Berlusconi l'empereur des médias.

1992, cette période charnière où tout doit changer mais rien ne change, cette période est choisie par Umberto Eco comme décorum de son nouvel opus.Numero Zéro chez Grasset . L'auteur du pendule de Foucault imagine la création d'un journal qui doit anticiper les évènements et agir comme moyen de pression sur les élus pour devenir un cercle d'influence qui défait et fait les réputations.

On pense aux méthodes berlusconiennes de l'époque à travers "Il Giornale".

Entretien avec Umberto Eco

"Face à une critique, l'essentiel n'est pas de répondre par des arguments, mais de salir et discréditer celui qui l'énonce"

"Quand un Fait X se produit et que l'on sait qu'il va porter du tort, alors on monte sur pièce des polémiques stériles, on braque le projecteur sur un fait divers scabreux, on agite des informations qui vont toucher une fibre émotionnelle, et le fait X se trouve noyé dans l'océan de l'information" .

Umberto Eco
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