LePathway Home , un centre thérapeutique fondé par Fred Gusman , pionnier dans la prise en charge des traumatismes de guerre et lui même vétéran du Vietnam .

Aux États-Unis, les soldats qui rentrent d'Irak et d'Afghanistan sont livrés à eux-mêmes et doivent réapprendre à vivre. Cette réalité avait inspiré les scénaristes de la série Hatufim et Homeland .

GI en Irak
GI en Irak ©

En Californie, le Pathway Home essaie de répondre à ces détresses individuelles et familiales. C'est le thème du film documentaire Of Men and War qui sort en salle aujourd'hui. Le réalisateurLaurent Bécue Renard a suivi pendant cinq ans ces hommes de retour à la maison, certes vivants, mais l'esprit en morceaux.

Les traumatismes ne sont pas forcément liés à des situations au front. EnIrak , la tension permanente provoqué par le risque est aussi un facteur traumatique, et puis il y a aussi les fonctions subalternes qui n'en sont pas. Le témoignage le plus difficile à entendre est celui d'un brancardier. Qui déverse et déverse tout ce qui était enfoui en lui.

Le programme du Pathway Home repose sur des groupes "classiques " de discussion où chacun confronte ses souvenirs de guerre, les récits du voisin pouvant éveiller des souvenirs enfouis.

Il y a ceux qui abandonnent en cours de route... "avant je refoulais, c'était indolore, aujourd'hui, tout faire monter à la surface me donne la haine et la souffrance "... Le thérapeute explique alors que c'est une étape logique dans le processus engagé. Et qu'au final, personne ne pourra oublier les horreurs de la guerre. Pour s'en sortir et trouver sa voie, il faut apprendre à vivre avec. Pour eux, leur famille et parce quela vie doit triompher de la mort.

Un sujet sensible et subtilement traité par Laurent Bécue-Renard. Of men and war ce soir en salle.

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