Encore un suicide d'agriculteurs hier en Inde . Le monde paysan qui avait massivement voté pour Narendra Modi l'an dernier se détourne aujourd'hui du premier ministre. En cause, l'expropriation des terres agricoles pour développer des sites industriels.

Narendra Modi
Narendra Modi © / CTC

Le gouvernement Modi mise sur l'industrie pour développer l'économie du pays et se détourne de ses ressources agricoles.

En projet, la construction de nouvelles villes et d'usines, la création de couloirs industriels et de routes.

Pour l'équipeModi, le soutien manufacturier passe par l'acquisition de terrains. Les industries ne peuvent pas naitre autrement".

Le gouvernement profite d'une saison de pluie torrentielles qui ont détruit des exploitations et affaibli les paysans.

L'opposition de gauche monte au créneau, le lobby agricole aussi " le développement de l'Inde ne doit pas se faire au détriment des pauvres".

Narendra Modi se trouve aujourd'hui très critiqué pour les divisions qu'il génère dans le pays. Ruraux contre urbains, hindouistes contre musulmans.

L'an dernier pendant la campagne électorale, les reportages des chaines occidentales avaient dressé un portrait désastreux du candidat Modi, nationaliste sanguinaire.On lui imputait la responsabilité du massacre de 1200 musulmans quand il était gouverneur du Gujarat en 2002. Ces émeutes communautaires ont jeté sur les routes de l'exil au moins 150 000 personnes. Une instruction judiciaire a même été ouverte par un tribunal américain et Narendra Modi s'est vu refusé son visa par le Pentagone en 2005.

De l'histoire ancienne. Aujourd'hui, dans la peau du premier ministre indien qui achète à tout va, l'occident ouvre grand ses portes. Narendra Modi est accueilli avec les honneurs à Washington, promenade privilégiée sur la Seine en bateau mouche avec François Hollande. Business is business.

L'auteur indienne Shumona Sinha , dans un entretien à écouter en podcast, livre les teneurs de ce double discours.

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