Une histoire banale de corruption.

Sur les bords de la mer Barents , un maire souhaite s'approprier le terrain de Kolia, sa maison et son garage. Evidemment à un prix bien inférieur de sa valeur réelle.

Mais Kolia qui vit ici avec sa femme et son fils n'entend pas partir, d'autant qu'il a grandi sur cette terrre. Il se défend via le tribunal, mais cette voie se révèle une impasse.

Le projet immobilier tentaculaire qui se trame sur son terrain mêle différents intérêts qui vont le broyer.

Du pur Dostoievski dans le film "Leviathan" qui sort demain en France. L'homme, seul, confronté au mal.

Quand le ministre russe de la culture a vu le film, il a tout de suite manifesté une amertume : "On devrait monter des films qui vante la glorieuse russie".

Ce Leviathan est à l'inverse la critique d'un système corrompu et clienteliste.

A un niveau strictement local, l'Eglise et l'Etat vont fusionner pour s'enrichir aux dépens du citoyen. Les relations troubles entre le pouvoir politique et l'église orthodoxe ne représente pas une nouveauté en Russie.

A l'époque des Tsars, déjà, les évêques participaient à la gestion du pays.

Sous la bannière de l'Union Soviétique, phénomène inverse, les orthodoxes persécutés, patrimoine spolié et aucun moyen, aucune représentation allouée.

Depuis 20 ans, un pouvoir politique en quête d'autorité et une Eglise qui veut retrouver ses richesses d'antan trouvent des intêrrets convergents pour régner ensemble. Ce mélange des genres inspire le ciinéaste Andrei Zviaguintsev qui en fait le sujet majeur de son 4ème film Leviathan.

Alexei Serebriakov
Alexei Serebriakov © / CTC

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