Almir Narayamoga , chef de la tribu des Surui, 1400 indiens dans la province très reculée de Rondonia dans l'Amazonie brésilienne a engagé un combat contre la deforestation.

Ce combat lui vaut de voir sa tête mise à prix (braconniers et cartels de la drogue) et de vivre sous escorte policière. Au plus fort de la menace, il s'était même refugié aux Etats-Unis. Il a profité de ce séjour pour rencontrer les leaders deGoogle et engager avec eux un partenariat. LesSurui se sont vu équipés de micro ordinateurs, formés à leur pratique, et avec Google Earth et un système GPS adapté, ils ont pu localiser en temps réel les abattages illégaux.

Almir
Almir © Radio France / ev

Ce soutien inattendu et fort symboliquement puisqu'il a influé ensuite sur les décisions politiques ont attiré l'attention. Le discours du chef entier commence à trouver un écho. En un demi siècle, un cinquième de la forêt amazonienne a disparu sous la pression de l'élevage, de l'agriculture intensive, et de la production de bois responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

LeRondonia est le plus touché, 40% de ses forêts ont été détruites.

Almir Narayamoga ne se contente pas de solliciter les gouvernements et décideurs, il lance aussi des programmes, le projet de compensation carbone qui préserve la forêt.

Et dans un livre publié chez Albin Michel, Almir Narayamoga Surui écrit un texte, un manifeste, "Sauvez la planète" , une lettre ouverte à ses 5 enfants au cas où il serait assassiné.

Préserver la forêt amazonienne, c'est défendre la planète.

Almir Narayamoga, de passage à France Inter, coiffé de son Cocar , une coiffe de plumes d'aigle.

Almir et Valmir
Almir et Valmir © Radio France

@ericvalmir

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.