Espagne : le trafic des bébés volés

Une pratique perpétrée sous le franquisme et qui s'est poursuivie jusqu'au milieu des années 90. Dans le reportage de Marine de la Moissonière à écouter dans l'émission du jour, une femme témoigne : je suis entrée à la maternité enceinte, je suis sortie seule.

A peine son bébé accouché, il est placé dans une couveuse. Quand la mère se reveille, la couveuse est vide. Et elle ne verra jamais plus son enfant.

Un véritable réseau constitué de pédiatres, religieux, infirmières. Les nouveaux nés étaient revendus à des couples en mal d'enfants. La société espagnole porte encore les plaies de ce traffic.

Des parents recherchent leurs enfants et des enfants recherchent leurs parents. Parfois le dénouement est heureux. Dans le reportage de Marine, un homme 47 ans retrouve ses parents et sa soeur. Mais dans la majorité des cas, les procédures sont difficiles.

Volé
Volé © Radio France / MDM

Dimanche à Madrid, les associations de victimes descendront dans la rue pour réclamer une plus grande volonté politique dans le traitement de ce dossier et que justice soit faite. La seule impliquée dans cette affaire est morte mercredi. Soeur Maria avait 87 ans.

Egypte : la place Tahrir deux ans après

Il y a deux ans, le 25 janvier 2011, des milliers d'Egyptiens convergaient vers la place Tahrir pour donner naissance à un mouvement qui allait précipiter la chute d'Hosni Moubarak.

La révolution egyptienne laisse 800 morts. Fait plus méconnu, un millier de personnes est porté disparu. Aucune nouvelles de ces jeunes partis défier le pouvoir.

Vanessa Descouraux, notre correspondante au Caire s'est intéressée à ces disparus de la révolution. Son reportage à écouter dans l'émission du jour.

Autre emblème de cette révolution, l'éclosion d'artistes et de groupes.

Un des plus emblématiques, les Cairokee . (avec sous titre en anglais pour apprecier le contenu)

Israël: lendemains d'élections

L'analyse de Gregory Phillips et le reportage de Philippe Randé.

Le Mossad par Michel Bar-Zohar

Michel Bar-Zohar
Michel Bar-Zohar © Radio France / Pl

60 années de Mossad dans le livre de Michel Bar-Zohar qui se dévore comme un polar .

A travers des dossiers emblématiques , des succès et des fiascos, c'est toute l'histoire de la société israélienne qui est racontée.

Michel Bar Zohar , ancien député de la Knesset et émissaire israélien au Conseil de l'Europe, écrivain, soldat, très au fait des questions de sécurité et proche des grands patrons du Mossad est l'invité de Partout Ailleurs.

Musiques d'ailleurs

Les Boogie Balagan (joyeux bordel en hébreu) voit le jour en Palestisraël . Azri et Gabri se retrouvent en 2001 autour d'un projet musical atypique. Des reprises orientales de Muddy Waters.

Le Balagan est lancé et va prospérer au fil des ans jusqu'à cette récente reprise d'Alain Bashung . Un vertige de l'amour from Jerusalem détonnant et savoureux.

On sourit devant le clip, mais au delà de l'humour, le défi musical est relevé avec succès.

Boogie Balagan chante aussi bien en en hebreu, en arabe, en grec, en turc, en anglais et en français. Les histoires de murs finissent mal, slogan autorevendiqué pour chanter leur vision du Proche Orient. Ils veulent dépassionner les clivages historiques autour de Jérusalem et donner une lecture differente.

Des clips satyriques sur le terrorisme et les prises d'otage et tournent en dérision le machisme dominant "La Fatmah a quitté la Casbah ".

En 2004, ils autoproduisent leur premier album : lamentation walloo , jeu de mots entre le mur des lamentations et walloo (rien en arabe). Couscous musical. Rock'n world .

Presse et festivals les remarquent. Leur renommée devient internationale et le joyeux bordel investit les scènes européennes. Le cinéma les approche et les voilà à la bande originale du film "Le cochon de Gaza".

L'an dernier, le tandem est absorbé par la préproduction de leurFalaf Hell power , deuxième album entièrement dédié aux femmes : où sont elles ?

En ces temps de virilité guerrière, Boogie Balagan porte la voix des Fatmazones dont la mission est de défendre, ce qui nous ressemble et non ce qui nous divise.

Résolument Rock. Rock'n world toujours.

Partout Ailleurs sur franceinter et sur Twitter : @ericvalmir

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