Il y a les grandes stars du foot qui s'offrent une préretraite dorée à Doha et il y a les joueurs plus modestes qui vont évoluer en D2 qatarie et qui subissent une discrimination semblable à celle qu'endurent les travailleurs immigrés.

Zahir Behounis aime le foot et voyager. Joueur modeste, un niveau 3ème division française qui lui permet d'évoluer à l'étranger, une mauvaise expérience en Malaisie, le tsunami quelques mois après son arrivée et un rêve éveillé : la sollicitation du Qatar. Le voilà en 2007 au club de l'armée qui évolue en D2. Un contrat avec maisons de fonction.

Le club monte en D1 et on signifie à Zahir qu'il ne peut plus jouer, il n'est plus payé alors que son contrat court encore un an. Il porte plainte, alors on lui notifie une interdiction de quitter le territoire. Et voilà qu'on lui réclame le loyer de sa maison, un bien immobillier pourtant contractuel. Le rêve de Doha vire au cauchemar. Au pays du mythe de l'enrichissement, Zahir Belounis s'endette.

Dans un livre qu'il publie chez Robert Laffont, Zahir Belounis raconte ce calvaire qui va durer 18 mois et surtout la frilosité du Quai d'Orsay à lui venir en aide . Sur la scène diplomatique, Paris ne souhaite pas froisser Doha.

Qui plus est le club de Zahir Belounis est dirigé par le ministre de la Défense qui ne cache pas son intérêt pour l'acquisition de Rafales. Autant dire que les mésaventures d'un footballeur méconnu ne pèse pas lourd.

Entretien avec Zahir Belounis

Foot au Qatar
Foot au Qatar © / CTC

En marge des scandales liés à la maltraitances des travailleurs immigrés sur les chantiers du Mondial, le football ne fédère pas un grand enthousiasme au Qatar. Les stades sont vides. Et le championnat se résume à un interquartier de Doha.

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