Trois cent quinze milliards d'euros destinés à relancer la compétitivité de l'Europe. Investir dans le numérique, la recherche, la santé, l'innovation, l'éducation, des projets structurants créateurs d'emplois.

Ciel bleu pour l'Europe
Ciel bleu pour l'Europe © / EV

Jean-Claude Juncker présentait, ce matin, devant l'hémicycle du parlement européen de Strasbourg, le plan qui portera le nom de Fonds Européen pour les investissements stratégiques. Ce plan s'appuie sur une partie du budget européen, seize milliards d'euros, et de la banque européenne d'investissements, cinq milliards. Cette mise jouerait le rôle d'un effet de levier pour attirer les investisseurs privés.

L'idée est de lancer des projets novateurs et structurants, créateurs d'emploi et remettant l'Europe sur le rail de la compétitivité. L'accueil, enthousiaste aujourd'hui à Strasbourg, en dit long sur l'effet psychologique de cette nouvelle politique. Étranglé par les logiques d'austérité et de déficit, l'Europe se tourne vers des projets et des chantiers, posture qu'elle n'avait pas connu depuis 2008.

La gauche, qui n'avait pas voté Juncker, applaudit. Les sociaux démocrates parlent même de la dernière chance de l'Europe.

Les détracteurs du plan Juncker affirment qu'il faut 700 milliards et non 315 milliards pour répondre aux objectifs du plan et que l'image désastreuse d'une Europe coincée par ses réglementations drastiques n'est pas en mesure d'attirer les investisseurs privés. L'avenir nous le dira.

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