Les femmes, les jeunes, vecteurs de paix... intitulé du prochain sommet de la francophonie qui s'ouvre ce week end à Dakar.

Derrière l'élection du sucesseur d'Abdou Diouf , secrétaire général de l'OIF se cache l'enjeu de l'aide au développement. Une question de plus en plus sensible à l'heure où l'Europe réfléchit à sa politique migratoire. Comment enrayer des flux incessants de personnes fuyant les guerres, mais surtout la misère, le chomâge et l'absence de perspective ?

Le premier volet consiste à développer l'enseignement supérieur. Le choix du Sénégal n'est pas le fruit du hasard. Dakar soutient, avec l'aide de l'Agence Universitaire de la Francophonie, une réorientation des filières. Constatant qu'un master de littérature comparé ne procure aucun débouché, la nouvelle politique consiste à miser sur les sciences, l'économie/gestion, le numérique, des secteurs d'activité en phase avec les besoins du pays.

Cet exemple se veut un modèle.

les campus numériques francophones
les campus numériques francophones © / CTC

Le Burkina Fasso explore les mêmes voies. Depuis 2009, les formations à distance portent leurs fruits.Qui plus est, Ouagadougou est une zone où la bande passante est une des plus performantes d'Afrique . A ce sujet, soutenue aussi par l'Agence Universitaire de la francophonie, Genevieve Barro, première femme du Burkina, maitre de conférence en mathématiques appliquées et informatiques construit sa success story . Convaincue que le numérique est un train que l'Afrique ne doit pas manquer, elle s'est impliquée pour lancer les concepts de formation à distance et unmooc qui devrait être finalisé dans les douze prochains mois,un mooc étant un portail d'accès aux cours en ligne et à toute forme de documentation dès lors qu'ils sont rédigés en Français.

Genevieve Barro
Genevieve Barro © / CTC

Le Mooc de Genevière Barro dépasse le simple cadre d'un enseignement à distance et d'un programme officiel. C'est aussi un outil de développement pour la pensée, la réflexion qu'elle soit politique ou culturelle.

Ces thématiques dans un Burkina en pleine transition sont pleines de sens.

Une société civile émerge.

Des bloggers s'emparent du moyen d'expression numérique.

Ce n'est pas encore flagrant mais l'élan ne relève pas que du symbolique. C'est un premier pas et une marche à suivre.

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