Ils existent. Il s'appelle Bayan Mahmud . Un ghanéen qui a voulu partir en Europe en voyageant dans les cales d'un bateau. Erreur de navire, il débarque enArgentine . Aujourd'hui, il joue dans le plus grand club de foot de Buenos Aires, le Bocas Junior. Toujours en Argentine,David Dobas Bangouri , guinéen, s'est lancée avec réussite dans la muique. Son rap trouve un écho en Amérique du Sud et se vend sous le manteau dans le pays qu'il a quitté parce qu'il ne pouvait plus y vivre.

Tous les clandestins embarqués dans la dangereuse traversée vers l'inconnu ont en tête un exemple de ce genre. Un homme d 'un village voisin qui a trouvé du travail en Allemagne et qui fait vivre toute sa famille avec l'argent qu'il envoie toutes les semaines.

Mais la réalité est tout autre. Les morts sont innombrables, la plupart périssent en mer. Les Africains et les Arabes en Méditerannée, les Indonésiens dans l'Océan Indien en tentant de rallier l'Australie. Entre l'Afrique et l'Amérique du Sud, les africains clandestins sont passés par dessus bord par les armateurs. Les témoignages affluent en ce sens.

Ces histoires sont lourdes. De véritables tragédies et les contes de fée auxquels elles s'accrochent ne tiennent que du miracle.

Commme celle de l'Orchestre Piazza Vittorio en Italie.

La Piazza Vittorio, à deux pas de la gare Termini à Rome est un jardin public où se rassemblaient tous les immigrés clandestins pour s'entraider. Très vite, les communautés entre elles se sont mises à chanter le soir autour de babioles transformées en instrument de musique.

Au fil du temps, l'idée de l'orchestrePiazza Vittorio est née. 15 musiciens, 11 pays différents, 3 continents, 8 langues, autant d'influences musicales. Un groupe s'est structuré et aujourd'hui dans cette Italie que l'on dit en indélicatesse avec l'immigration, c"est une des réussites musicales majeures de ces dernières années.

Mais si des cultures se croisent et s'entrecroisent au gré des migrations, il en est qui ne voyagent pas. Celles des peuples indigènes ou encore des inuits. Aujourd'hui, nous nous attardons sur le Kattajak , un chant de gorge utilisé pour divertir les familles les longues nuits d'hiver lorque les hommes sont partis à la chasse. Deux femmes se font face et émettent tour à tour un son qui puisse son inspiration dans le souffle de l'autre, la première à craquer en riant a perdu la partie. Illustration sonore en podcast. BON WEEK END

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