Alep, la ville où plus personne ne va

Alep , au nord de la Syrie , théâtre d'affrontements entre les troupes de Damas et la résistance qui en a fait un de ses symboles, connait-elle sa dernière guerre ? La plus vieille ville au monde subit les bombardements depuis deux ans sans relâche.

Par craintes d'enlèvements, les journalistes occidentaux ne cherchent plus à atteindre les faubourgs d'Alep. N'importe quel occidental risque sa vie. Dans Partout Ailleurs, ce vendredi le témoignage d'un humanitaire français qui vient d'y séjourner 4 mois. Un généraliste de Médecins sans Frontières.

La citadelle d'Alep
La citadelle d'Alep © / WTC

En studio aussi avec nous, Jean-Pierre Filiu , auteur chez Denoêl de Je vous écris d'Alep .

La mémoire collective de l'Egypte, l'autre guerre civile

heurts meurtriers en égypte
heurts meurtriers en égypte © reuters

3 ans après la révolution, quelques mois après la destitution de Mohamed Morsi , une nouvelle victime apparait : la mémoire collective. L'histoire des soulèvements récents semble revue et corrigée par le nouveau pouvoir et l'on assiste à une guerre de narration entre les autorités et ces jeunes révolutionnaires.

Le reportage de Vanessa Descouraux, correspondante de France Inter au Caire disponible en podcast.

Safirlab, le Laboratoire du changement

Safir en arabe signifie "ambassadeur".

3 ans après les révolutions arabes, 33 jeunes d'Afrique du Nord entendent développer des projets dans le pays où ils ont grandi.SafirLab, laboratoire du changement proné par CFI cherche à apporter un soutien logistique et financier à ces jeunes souvent dépourvus de moyens. ils étaient à Paris cette semaine.

Rencontre avec Heba Faheem (Yemen) et Mohamed Ismail (Egypte).

Le procès des Khmers rouges au Cambodge

Retour dans un Cambodge au passé politique douloureux. Le pays juge deux anciens dirigeants du régime Khmer, Khieu Samphan et Nuon Chea. Dix mille personnes auraient été exécutés à Phnom Pros, où Jérome Boruszewski s'est rendu.

Musique d'ailleurs

La communauté Garifuna en voie d'extinction. Les Garifunas sont issus du métissage entre des esclaves africains évadés et les autochtones (Caraïbes et Arawaks), mix de traditions africaines avec la culture caraïbe. Leur nom signifie « mangeur de manioc » en arawak.

Assimilés aux peuples autochtones dans les pays où ils habitent (Belize, Honduras, Guatemala, Barbade), les Garifunas ont subi les mêmes discriminations que les Amérindiens. Aujourd'hui, 100 000 personnes peuplent la communauté garifoune, la plupart se trouve en Amérique Centrale et dans les Caraïbes.

La langue garifuna riche en récits (úraga) à l’origine racontés lors des veillées ou de grands rassemblements. Ces textes constituent un véritable creuset de l’histoire et des savoirs traditionnels des Garifuna : la culture du manioc, la fabrication de canoës ou la construction de maisons en terre cuite . Il y a également une veine satirique très importante dans ces chansons.La transmission pâtit pourtant des migrations économiques, de la discrimination et de l’absence de la langue garifuna dans le système scolaire. Bien qu’elle ait encore de nombreux locuteurs, elle n’est plus enseignée que dans un seul village.

Le projet des Garifuna Collective cherche à perpétuer cette culture. Titre du CD "Ayo " qui signifie "Au revoir ", comme l'envie de ne pas disparaitre sans chanter.

Partout Ailleurs sur twitter : @ericvalmir

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