"Si l’État Islamique approche de nos frontières, nous l'attaquerons en profondeur sur le territoire irakien" . Déclaration, ce weekend, du généralAhmad Reza Pourdastan , le commandant de l'Armée de Terre iranienne. Les jihadistes se trouvent actuellement dans la province irakienne de Diyala qui longe la frontière iranienne.

Province de Diyala, les peshmergas kurdes combattent l'Etat Islamique
Province de Diyala, les peshmergas kurdes combattent l'Etat Islamique © / WTC

Une prise de position qui ravit les occidentaux qui aimerait faire de Téhéran un allié dans la résolution du conflit avec les jihadistes de l'organisation État Islamique mais aussi Al-Qaïda . Mais, côté iranien,ni Pourdastan ni le guide ne sont favorables à une quelconque alliance avec l'Ouest . Les divergences sont encore nombreuses sur la Syrie et le nucléaire.

Les Iraniens commencent à soutenir, militairement et logistiquement, les Irakiens mais ne veulent s'impliquer dans aucune coalition.Il est vrai que, sur un front, l'Iran combat le même ennemi qu'Américains et Français, mais en Syrie, ils se retrouvent face à face, Téhéran dénonce les bombardements estimant qu'il faut l'accord de Damas pour mener de telles opérations.

Les discussions continuent. La diplomatie est ici dans un exercice complexe qui demandera du temps. Or, il est justement compté.

Entretien avec le chercheur Gilles Kepel , spécialiste de l'Islam et du monde arabe contemporain.

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