Aujourd'hui, on parle d'une étude américaine qui s'interroge sur la répartition des rôles entre mère et père dans l'éducation des enfants, avec des résultats... collectors. Mais aussi la nouvelle Barbie neutre chez Mattel, et le discours de Penelope Cruz sur les féminicides.

Quand les mères sont "plus fatiguées et plus stressées" que les pères. C'est la conclusion d'une récente étude américaine
Quand les mères sont "plus fatiguées et plus stressées" que les pères. C'est la conclusion d'une récente étude américaine © Getty / andresr

« Pourquoi les mères sont-elles plus fatiguées et plus stressées que les pères quand elles s’occupent de leurs enfants ? »

Si. On se pose très sérieusement la question. Surtout à l’université de Pennsylvanie, un Etat comme on sait totalement dépourvu de parents et d’enfants qui auraient pu éventuellement leur donner des éléments de réponses. En l’absence de cas réel à disposition, on se pose la question. Qu’est-ce que s’occuper d’un enfant ? Décidément hors sol, les chercheurs ont commencé à recenser une série de tâches éducatives que vous l’épargne, à priori, tout le monde sachant grosso modo, à quoi ressemble la journée d’un parent… Bien.

Deuxième question de l'étude: Qui fait quoi ? Je vous le donne en mille, Emile : non seulement les pères se tapent la plus grosse partie du boulot, mais, en plus, les tâches ingrates sont pour eux pendant que Madame joue au squash. Je déconne. Et je lis : "Il semblerait bien que les pères s’adonnent plus volontiers aux activités de loisir en fin de semaine, quand les mères, elles, sont davantage impliquées, toute la semaine, dans des activités liées au soin et au transport". Ah oui ?

Mais on atteint les sommets avec cette troisième question : "Une sortie familiale au terrain de jeu n’ayant, par exemple, pas le même impact sur l’humeur que changer des couches au milieu de la nuit, se pourrait-il que cette répartition des tâches influe sur l’humeur de chacun ?". Euh… On leur répond ? Pas le temps, dernière question d’une enquête décidément collector : cet équilibre communément observé dans la plupart des familles étudiées « résulte-t-il d’un choix personnel ou bien de contraintes extérieures au couple parental ? » Ah ben alors là… Ils ne savent pas. Ils sont même un peu embêtés, parce que quand ils interrogent les pères, ils auraient vraiment envie changer les couches en pleine nuit. C’est juste, ils ont des contraintes. Extérieures et professionnelles. Aaaaah voilà. Les pauvres…

Le nouvel usage du pronom "They"

"They", pronom personnel, troisième personne du pluriel… Jusqu’ici. Le Merriam Webster, dictionnaire américain de référence, vient d’y entrer un second usage : il désigne désormais une personne ne se sentant ni homme, ni femme, voulant échapper à la traditionnelle binarité du genre. Une évolution qui suit de près celle qu’on a pu observer cette année dans certaines villes des Etats-Unis : on peut, sur certains papiers d’identité, cocher une case neutre, quand on ne veut ni d’un F, ni d’un M. La société évolue, la langue doit s’adapter, soutiennent les partisans de ce nouveau « they ». J'en connais certains qui doivent surtout s’en étrangler.

L'objet de la semaine : la Barbie neutre

Dans ma besace, j’ai toujours pire. Ce sera mon objet de la semaine ! Pour fêter les soixante ans de Barbie en beauté, Mattel lance une toute nouvelle gamme de petits cousins, ou cousines, ou ce que vous voulez en fait, parce que les six poupées de ce "Creatable world" sont neutres. Contrairement à leur aînée dont la silhouette fuselée a pu rendre anorexique les trois quarts de la planète – le quart restant hésitant entre boulimie  et la dépression – ces petites nouvelles ont la morphologie moyenne d’un enfant de sept ans… Entendez sans signes distinctifs du masculin et du féminin – et me parlez pas de ce qu’il y a dans le slip, Ken n’avait rien non plus. Bref. Pas de signes distinctifs et vendu avec, un kit qui permet de leur donner des cheveux courts ou longs, des vêtements de fille ou de garçon en fonction de l’envie du moment. Alors, oui, on pourra toujours taxer Mattel d’opportunisme, mais ce serait oublier – et croyez moi, ça m’arrache la bouche de le reconnaître – qu’ils ont été les premiers, par exemple, à faire une Barbie présidente, une Barbie infirmière et une Barbie en hijab. Enfin, moi, ça change rien : tant que je n’ai pas eu de communiqué officiel où Mattel avouera enfin que Barbie est avec Skipper et que ce débile de Ken n’est qu’une couverture, je garderai mes distances. 

Et enfin, la femme de la semaine...

Penelope Cruz, actrice espagnole était hier sur la scène du festival du film de Saint-Sébastien. Rappelant que, dans son pays, pourtant en pointe sur les questions de violences faites aux femmes, 44 avaient encore été tuées cette année, soit un millier de femmes victimes de violences conjugales, en 10 ans…. 

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