Une nouvelle rectrice à l'Université d'Édimbourg et une nouvelle directrice du comité d'organisation des JO de Tokyo, pendant qu'en Allemagne footballeuses et footballeurs soutiennent les queer et qu'en Chine un mari est contraint de payer une indemnité de tâches ménagères à son ex-femme.

C’est la petite révolution de la semaine. Il aura fallu 437 ans pour que l’université d'Édimbourg ouvre un peu ses chakras, mais ça y est : pour la première fois, son recteur est une rectrice, noire qui plus est. Elle s’appelle Debora Kayembe, elle est avocate, originaire de République Démocratique du Congo, elle s’était réfugiée au Royaume-Uni en 2005 suite à de sérieuses menaces de mort.

Depuis, elle est toujours avocate, elle a fondé une famille, poursuit une lutte sans relâche contre le racisme et toute forme de discrimination – elle en est elle-même régulièrement la cible : en juin dernier encore, on lui avait planté des clous dans les 4 pneus de sa voiture. Mais rien ne semble pouvoir faire taire Debora Kaeymbe et c’est justement ce qui a motivé l’université d’Édimbourg lorsqu’elle est venue la chercher.

Une nouvelle directrice du comité d’organisation des jeux olympiques de Tokyo

C’est une femme qui a été choisie pour succéder à Yoshido Mori, contraint à la démission après des propos sexistes. Elle s’appelle Seiko Hashimoto, elle a 56 ans, c’est une ancienne athlète olympique et elle était jusqu’ici ministre chargée de l’émancipation des femmes. Dans un pays très patriarcal, où on a l’habitude de confier des responsabilités plutôt à des hommes, et plutôt très âgés, ça, c’est un vrai signe de changement.

Pendant ce temps en Allemagne, on continue de mouiller sa chemise, ou plutôt le maillot

Il y a deux semaines, je vous parlais de cette une du quotidien allemand "Suddeustche Zeitung" où des dizaines de comédiennes et comédiens LGBT faisaient leur coming out…

Ça se passe du côté du football, cette fois ci. 800 joueuses et joueurs de la Bundesliga affichent leur soutien, dans la presse, à leurs camarades possiblement lesbiennes, gay, bi ou trans. Je dis « possiblement », car en Allemagne, aucun ne l’a fait, à ce jour, aucun joueur ou joueuse en activité.

« C’est une décision personnelle, soutiennent les signataires du manifeste : chacun est libre de faire son coming out. Mais à tous ceux qui le feraient : nous vous soutiendrons, et, si nécessaire, nous lutterons contre toutes les hostilités auxquelles vous pourriez faire face. Ce que vous faites est juste, nous sommes de votre côté ».

Un message qui, évidemment, a fait le tour des réseaux sociaux. Il est parvenu jusqu’à Thomas Hitzler-perger, seul footballeur à la retraite, à être ouvertement gay. « Bien joué », a-t-il sobrement twitté.

En Chine, un jugement qui fera date

Un homme a été condamné, au cours d’une procédure de divorce, à verser l’équivalent 6300 euros à son ex-femme… C’est le coût estimé des heures qu’elle a passé en ménage, courses, cuisine, et nettoyage d’enfant

Et c’est la première traduction concrète d’une loi adoptée au 1er Janvier, qui prend en compte le temps dévolu par l’un des deux conjoints à l’entretien de la maison. Évidemment ce conjoint est, la plupart du temps, une conjointe : d’après l’ONU, dans le monde, les femmes assument encore deux fois et demie plus de tâches ménagères que les hommes… Alors à un moment où à un autre, ça finit par se savoir, et se payer. Non, je dis pas ça pour tous ceux qui sont en train de nous écouter. Je leur souhaite une très agréable soirée.

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