Une série de bonnes nouvelles car la parole "libérée" semble toucher davantage d'oreilles masculines et féminines. Tout le monde semble doucement en train d'intégrer l'ampleur du problème. Une égalité qui se traduit dans le cadre de l'utilisation de notre smartphone. Sans oublier aussi le premier bonbon clitoris.

Du progrès dans la prise en compte des inégalités hommes/femmes
Du progrès dans la prise en compte des inégalités hommes/femmes © Getty / PeopleImages

Egalité hommes/femmes : les temps changent, les choses bougent 

On commence par cette étude publiée par la Fondation des femmes en ce début de semaine. Metoo fait son oeuvre. Les temps changent, les mentalités bougent. Le sexisme et ses discriminations semblent de plus en plus intolérables à la plupart d'entre nous. 

La question était : "trouvez-vous que l'égalité femmes/hommes ait atteint des niveaux satisfaisants ?"

Ils étaient 69 % à répondre oui, en 2019, ils ne sont plus que 59 % aujourd'hui. Ça, c'est pour la sphère familiale. Dans l'espace public, on passe de 50 % à 44 % de satisfaits. Quant au travail, c'est là où c'est le moins perceptible, un taux de satisfaction à 34 % il y a deux ans, et 29 % aujourd'hui. 

Après, dans le détail, et ça c'est vraiment très étonnant, les hommes sont nettement plus satisfaits que les femmes. Pour les moins de 35 ans, les réactions et les perceptions sont assez semblables, quel que soit le sexe. La priorité pour tous : la lutte contre les violences conjugales et sexuelles. La parole dite "libérée" a touché quelques oreilles et tout le monde semble doucement en train d'intégrer l'ampleur du problème. 

On demande, dans ce sondage, plus de sévérité pour les coupables et plus de protection pour les victimes. Mais à qui fait-on confiance pour prendre les choses en main ? Aux associations principalement. Moins de 2 Français sur 3 font confiance à la police et ils sont à peine un sur deux à compter sur la justice. Comme quoi il y a encore du boulot.

Quid de l'égalité en termes de salaires ? 

Les femmes cadres gagnent en moyenne 46 000 euros par an en France, selon l'APEC, soit très exactement 3833,33e par mois. Sauf que c'est surtout 13 % de moins que les hommes cadres… Et ça, depuis 2015, ça ne bouge pas. 

Déjà qu'elles ont le droit de vote, il ne faudrait pas non plus exagérer…

L'égalité se gagne grâce aux smartphones

Là-dessus, on est kif kif. C'est une enquête menée par BETC pour Bouygues sur un millier de couples hétérosexuels. 

À plus de 60 %, les hommes comme les femmes considèrent que leurs partenaires passent trop de temps sur son téléphone

Visiblement, c'est toujours l'autre. La vérité, c'est que la moitié d'entre-nous emmène son téléphone au lit, un peu comme un doudou et le regarde juste avant de s'endormir, puisqu'on est 1 sur 3 à le poser juste-là, à côté, sur la table de nuit, parce qu'on ne sait jamais hein !

Alors, à votre avis, le premier geste au réveil, c'est quoi ? Est-ce qu'on dit "kikou chéri "ou plutôt "kikou mon téléphone" ? Eh bien, on regarde d'abord si on a reçu des notifications pendant la nuit avant de dire bonjour à son partenaire pour 25 % des hommes, 28% des femmes. Un quart de goujat et de goujat donc !

Mais j'ai pire : À la question "Vous est-il arrivé de répondre à un appel ou un SMS pendant l'amour ?" La réponse est oui pour 8 % des hommes et 7 % des femmes. Je vous laisse faire monter l'image au cerveau et je termine avec plus surprenant ! La conclusion de l'enquête : pour les deux tiers d'entre nous, hommes ou femmes, le portable reste un moyen de se rapprocher de l'autre. Et alors, là, pardon, je n'y comprends plus rien.

Le cocorico de la semaine : le premier bonbon clitoris

Il existe et il est de fabrication française ! On le doit au Gang du clito, une association féministe. Ça a l'air de rien dit comme ça, mais si vous pensez que les bonbons pénis existent depuis des années, même dans les manuels scolaires, le clitoris reste le grand absent. On est bien sur un déséquilibre patent de nos représentations et une bien trop longue ignorance de ce petit bijou orgasmique, pardon… organique clitoris. Retard à rattraper, donc, au rayon confiserie, tout du moins.

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