Les dernières nouvelles des femmes dans le monde et de la planète LGBT commence cette semaine par la belle histoire de coming out dans le football brésilien.

Marta Vieira da Silva, joueuse de football brésilienne
Marta Vieira da Silva, joueuse de football brésilienne © Getty / Mike Hewitt - FIFA/FIFA

La belle histoire de la semaine…

Qui commence un matin de 1986, le 19 Février très exactement. C’est un mercredi – oui, on est dans le Nordeste, région aride, du brésil, région difficile, région hostile, pour qui naît fille, comme Marta, petite dernière d’une fratrie de 4 enfants, abandonnés par leur père, élevés seuls, par une mère qui trime du matin jusqu’au soir. Mais qui tient bon, qui veut que ses filles filent droit, au but, pour Marta, qui ne vit que pour ça : le ballon, les crampons, le gazon. Mais elle, sur le terrain, on n’en veut pas. A Dios Rachos, les filles, elles y jouent pas, au foot, elles ont pas le droit. Qu’a cela ne tienne, elle le prendra... Le bus : à 14 ans, Marta s’en va. 2000 km de route pour rejoindre son tout premier club, toucher, enfin, son rêve du doigt.  

Elle a toujours rêvé en grand. Elle savait qu’avec le courage et le désir, ses rêves deviendraient réalité. C’est beau ? En vrai, c’est une pub pour un shampoing. Mais c’est dire la notoriété de Marta Silva au Brésil. Une sorte d’équivalent Zidane, et je parle pas des cheveux, je sais, c’est moche. Star de l’équipe brésilienne depuis 2003, sacrée 6 fois footballeuse de l’année par la Fifa, Marta Silva est tout simplement considérée comme la meilleure joueuse de tous les temps. D’où l’impact de son dernier post Instagram : elle y annonce son mariage avec sa compagne et co-équipière Toni Deion, qui la tient dans ses bras. Un petit sourire à l’objectif et PAF, plus de 300 000 like. Ouaip, c’est aussi comme ça qu’on fait bouger les choses. Les coming out dans le foot sont encore rarissimes : à ce niveau là, on est plus dans le légendaire, on est dans le révolutionnaire.

Et pour celles qui rêveraient plutôt de conduire un métro 

C’est désormais possible depuis dimanche, à Moscou. Oui, seulement depuis 3 jours. Une femme aux manettes, c’était jusqu’ici interdit et ce depuis la construction des toutes premières rames du métro moscovite. En réalité, le régime soviétique avait exclu les femmes de 456 métiers en tout, officiellement pour des raisons de santé. Leur constitution physique étant considérée comme plus fragile, il fallait leur éviter des conditions de travail trop rudes. Ça, c’est la théorie, qui par endroits, peut se défendre, voire paraître éminemment sympathique. 

Sauf que pas du tout. Parce qu’en pratique, comme souvent avec ces lois qui vous mettent d’office dans une catégorie à part, c’est du grand n’importe quoi à l’arrivée. Par exemple : on peut comprendre que, dans cette logique, les femmes n’aient pas eu le droit de descendre à la mine, ou de devenir métallo. Mais euh…  Pourquoi n’avaient-elles pas le droit, non plus, de construire d’instruments à vent ? Alors ça, on sait pas. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que si elles n’avaient pas le droit de conduire d’autobus non plus, elles étaient considérées comme tout à fait aptes à récurer les toilettes des gares routières. C’est bizarre ? Allez, ça bouge : en septembre dernier, le nombre de métiers interdits aux femmes en Russie est passé 456 à 100. Oui, quand même, il en reste 100, faut pas exagérer non plus.  

Un coup d’œil sur la météo japonaise pour terminer

Oui, ça, miss météo, j’aurai toujours le droit de le faire. Ciel sombre à très sombre pour les Japonaises. Il y a 5 ans, le premier ministre Shinzo Abe avait promis que les postes de direction, dans les entreprises, seraient occupés à 30% par des femmes en 2020. On est en 2021, ça ne vous aura pas échappé. Et elles sont à peine 15%. Raté, donc, pour ce plan quinquennal sur l’égalité hommes femmes annoncé en grande pompe en 2015 – un peu comme chez nous et la grande cause, voyez. 

Tous les indicateurs sont au rouge. Et au classement mondial établi à Davos, sur 153 pays, sur ce plan là, le Japon perd encore 20 places pour s’installer piteusement au 101ème rang mondial. On dit quoi : essaye encore.

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