La vie c’est pas si compliqué, y a pas de question à se poser. Depuis le jour de la naissance, jusqu’à la fin de l’existence, tout est écrit, tout est figé : une lettre une seule, sur nos papiers. Un F, un M, on est fixés, sur ce qu’on est sur qui on aime.

La double vie de Vincent Vikotira, Association Bi, pan et + 

Un homme, une femme, code 1 ou 2, c’est raide oui, mais qu’est-ce que tu veux, au moins qu’on s’y retrouve un peu. Deux personnes du sexe opposé, au moins qu’elles puissent faire des bébés. A ça tient notre humanité, reproduction, binarité. Et tant pis si tu t’y retrouve pas, si ça t’empêche de respirer, la vie se gagne à ce prix là, le jeu faut le jouer, tu m’en veux pas…

A moins de se dire qu’en 2020, on peut supporter, nous humains, un zeste, un chouille, de différence, dans la plus grande indifférence. Un questionnement, une réflexion, et un peu d’imagination. Un genre qui n’en serait plus un, ni deux mais trois, ou non : plus rien. Un peu de nuance, ça fait du bien, c’est l’horizon qui s’élargit, et les possibles qu’on multiplie. Au fond de nous, on le sait bien : plus on est flous, plus y a de fous. Et plus y a de fous, plus on ri

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