Comme chaque semaine, Giulia Fois nous donne des nouvelles de la communauté LGBT et des femmes, partout dans le monde. Avec une loi homophobe en Turquie, une hausse des congélations d'ovocyte aux Etats-Unis... et un couple de mâles manchots (oui, vous avez bien lu) qui montre des envies de paternité !

Disons que pour les arc-en-ciels, on attendra… Tous les produits portant le logo LGBT seront désormais interdits à la vente pour les moins de 18 ans. Assortis, sur les écrans de pub, d’un avertissement concernant la santé psychologique et le développement des enfants… Oui, pour Ankara, l’homosexualité n’est rien d’autre qu’une maladie mentale, qui plus est contagieuse, et délétère pour la jeunesse, d’où l’émergence d’une homophobie d’état de plus en plus décomplexée. Gay Pride interdite, films censurés, enseignes soutenant la cause LGBT boycottées etc. Tout ça pour les gosses… C’est vrai que c’est beau. Sauf que c’est totalement à côté de la plaque. On le pressentait, maintenant on le sait.

L’université d’Oxford a suivi 3000 enfants de la maternelle au collège et il ressort très clairement que les filles et les garçons issus de parents homosexuels… Sont bien meilleurs. A tous les niveaux, comportement, scolarité, etc. 

Principalement parce que, nous disent les chercheurs, leurs parents les ont tellement désirés, et se savaient tellement attendus au tournant, qu’ils ont absolument tout fait pour que leurs enfants grandissent dans les meilleures conditions possibles. Ça donne des envies d’arc en ciel, ça, non ?

Le chiffre de la semaine...

+41%, c’est la hausse des demandes faites pour une congélation d’ovocytes, au Langone Fertility Center de New York. La tendance est générale, aux Etats-Unis : face à une pandémie qui chamboule à peu près tous nos plans, et pour longtemps, les femmes, elles, voient plus loin. Pas question de renoncer à leur projet d’enfant, pas question de se laisser prendre par le temps. Et je précise, pour celles qui nous écoutent, que la pratique, en France, reste réservée aux patientes atteinte de certaines pathologies. Exit toutes les autres, par exemple celles qui auraient la pathologie du « je voudrais bien travailler et éviter de mettre un terme à ma carrière à 30 ans ». Me demandez pas, c’est comme ça.

On continue avec le petit cadeau de la semaine. Fermez les yeux. Mais tout le monde, hein. Repartez en enfance, au pays du noir et blanc, des fouets qui claquent et des moustaches qu’on enroule au doigt et pardon, je me tais. 

Ouais, ben excusez-moi, vous pouvez oubliez tout ça. On est en 2020 et Zorro est une femme. Disons, le sera. Bientôt. Une fois de plus, la règle se confirme : quand les femmes ont de l’argent, à Hollywood, elles prennent le pouvoir sur la production, les tournages, les images, et en amont, les scénarios. Avec elles, à l’écran, les femmes ont des super-pouvoirs, portent des capes et manient le sabre : elles peuvent tout, et surtout être Zorro. C’est ce que s’est dit Sofia Vergara, récemment classée par Forbes comme l’actrice la mieux payée au monde. Et c’est elle qui va donc co-produire cette série, attendue – et comment – sur NBC. On dit quoi ?

On dit joyeux Noël ? Ah ben tiens d’ailleurs, j’ai un petit cadeau pour vous. 

Oui, un joli conte de Noël, qui irait très, très bien avec vos pulls à pompons… Ça se passe aux Pays-Bas, et plus précisément dans le zoo d’Amersfoort. Vous avez là, une enceinte, avec 17 manchots. Parmi eux, deux mâles dominants, qui vivent en couple. Si si. 

L’an dernier déjà, ils avaient fait la une des journaux néerlandais en volant l’œuf d’un autre oiseau pendant que tout le monde avait les ailes tournées. Sauf que l’œuf n’a pas éclot – en langage gynécologique, ça s’appelle un œuf clair et oui, seuls les gynéco vont pouvoir comprendre cette vanne. Bref. 

Cette année, nos deux manchots amoureux ont récidivé et pire, ils ont volé un nid entier. Sauf qu’ils ont pioché le mauvais a priori. Le nid appartient à un couple de femelles, lesbiennes, donc. Les œufs, vraisemblablement, n’ont pas été fécondés, aucun petit ne devrait en sortir. Mais comme on est pas sûrs, et comme on sait jamais, les deux papas se relaient pour les tenir au chaud. Ils s’en occupent très bien, d’après le gardien du zoo. Le pire qu’on puisse leur souhaiter, c’est de ne jamais partir en vacances en Turquie, mais de très bien réussir à l’école. 

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