Cette semaine, en ces temps de fêtes, on vous a concocté un plan "vacances de Noël" à l'abri des contraintes et des gros lourds. Et pour celles qui ne peuvent pas s'évader, il y a toujours une sélection de films, déjà classiques ou non, réalisés par des femmes.

Petit guide de survie féministe en période de fêtes
Petit guide de survie féministe en période de fêtes © Getty / Colin Anderson Productions pty ltd

Partant du principe que 1/Le sexisme affecte la santé mentale des femmes. C’est pas de moi ! Ni de moi qu’il s’agit, ni de moi que vient l’info. Ce sont les chercheurs de l’University College of London qui ont suivi un groupe de 3000 femmes pendant quatre ans. Celles qui avaient eu à subir des remarques sexistes, voire des atteintes ou même des agressions sexuelles étaient 3 fois plus susceptibles de développer des dépressions dans les années qui suivaient. Ah bon ? Ça fait pas du bien, un petit viol ? 

Mais bref, ajoutant à ceci que 2/ D’après la London School of Economics, les femmes célibataires et sans enfants sont la catégorie sociale la plus heureuse et la plus épanouie… 

Barrez-vous !

Cassez-vous, larguez tout, et le bonhomme, et les gosses, vous verrez : ils finiront par comprendre que le bol du petit déjeuner, il se range pas tout seul dans l’évier avec ses petits pieds. Donc dites-vous que c’est pour leur bien, et tirez-vous, loin. Et là, vous me dites : mais pour aller où ?

Bon, ben déjà, vous m’évitez Bogota, Johannesburg, et New Delhi, qui sont, d’après l’ONG Plan International, les villes où les femmes risquent le plus d’être sexuellement agressées et donc de faire une dépression à l’arrivée – si j’ai bien compris… Et vous optez, au choix, pour Stockholm, New York et Dublin. Trois villes en tête de ce palmarès pour un monde où on pourrait, vous et moi, se balader dans la rue sans craindre de se faire reluquer, siffler, molester, coincer sous un porche – sauf si, évidemment, vous aimez les porches. On le dit et on le répète ici tous les mardis, tout est une question de ? De consentement. Je vais devoir revenir en 2020…

"La Voyageuse", un Airbnb entre meufs 

Maintenant, vous me croisez ces données : risques pour la santé mentale grandes villes potentiellement dangereuses pour les femmes une grande majorité des voyageurs solitaires qui sont des femmes, ça nous donne ? De beaux exemples de solidarité féminine. Il existe un certain nombre de hashtags, de pages Facebook, de comptes Twitter pour les femmes qui bourlinguent en solo. La petite dernière en la matière, c’est « La voyageuse », plateforme qui met en relation des femmes qui hébergent des voyageuses. 

C’est un sorte d’Air BnB entre meufs, voyez ? Et pour 119 euros l’année, vous avez un hébergement illimité. Pour l’instant, le réseau se teste en France, avec 400 points de chutes, mais ils visent déjà les États-Unis, le Canada et l’Asie. Ça marche déjà très fort, en effet, ce qui en irrite plus d’un visiblement... « La voyageuse » se faisant taxer de sexisme. À la fois, si ça les prive de la petite étudiante perdue en sac à dos sur leur canapé, je les comprends. Mais j’ai une idée, pour eux. 

Le dog fishing, ça vous parle ? C’est une habitude qui prend, aujourd’hui sur les sites et les applis de rencontre… Poser avec un animal et de préférence un chien, pas forcément le sien, ça, on s’en fout, la choisir en photo de profil et hop, vous démultipliez vos chances au pays de la chope – de la drague, pour les moins jeunes… Une étude de match.com le confirme : les trois quarts des femmes préfèrent les chiens. Et les deux tiers pensent qu’un homme qui sait s’occuper d’un animal serait mieux à même d’être aux petits soins pour leur chatte. Pardon ! Pour elle, pour elle, évidemment. Excusez-moi, c’est Noël qui me monte à la tête. 

D’ailleurs, qui dit Noël… Dit film de Noël ! 

Pour celles qui n’auraient pas réussi à s’en débarrasser avant, vous me calez les enfants dans le placard, le conjoint, la compagne à la cave, ou l’inverse… Et vous vous jetez sur le classement des cent meilleurs films réalisés par des femmes, classement établi par la BBC tout récemment. 368 professionnels du cinéma, issus de 84 pays, ont voté pour leur film préféré. Résultat des courses, le cinéma fait par les femmes n’a jamais paru si créatif… Ça va du muet Shoes, signé en 1916 par Loïs Weber, à ceci…

Portrait de la jeune fille en feu, le très beau film de Céline Sciamma… La France s’en sort assez bien, d’ailleurs, dans le peloton de tête de ce classement, entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Agnès Varda est citée pas moins de six fois, devant Kathryn Bigelow, Claire Denis ou Sofia Coppola… 

Quant au numéro 1, le classique des classiques, l’indémodable, l’incontournable Leçon de Piano, magnifique histoire d’amour sur fond de plages néo-zélandaises, de pluie battante et de robe à panier… Le film de Jane Campion était Palme d’or à Cannes en 1993. C’est d’ailleurs la seule réalisatrice à avoir reçu la distinction suprême… Oui, zéro, depuis. 

On dit quoi : il y a du boulot ? Allez, non, pour une fois, on dit bonnes vacances.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.