En 1968, Lynn Conway, ingénieure de talent chez IBM était convoquée dans le bureau de son supérieur et licenciée sur-le-champ parce qu’elle était transgenre. 52 ans plus tard, elle reçoit enfin des excuses publiques et un prix pour l'ensemble de son travail.

Un bâtiment d'IBM
Un bâtiment d'IBM © AFP / Jakub Porzycki / NurPhot

Les excuses d’IBM à Lynn Conway. En août 1968, cette ingénieure de talent était convoquée dans le bureau de son supérieur, licenciée sur le champ parce qu’elle était transgenre. 52 ans plus tard, la revoici au siège de l’entreprise, pour y recevoir, cette fois, des excuses publiques, ainsi qu’un prix d’excellence pour l’ensemble de son travail. Mieux : la RH a précisé que ces excuses ne rattrapaient en rien le mal qui lui avait été fait.

Victoire pour les militants pro-avortement en Thaïlande. Des féministes s’étaient jointes au mouvement de protestation des étudiants qui battent le pavé depuis des mois. Elles demandaient, entre autre, la légalisation de l’IVG, permise jusqu’ici seulement si la santé physique ou mentale de la mère était en jeu. Désormais ce sont toutes les thaïlandaises qui vont pouvoir avorter si elle le souhaitent et ce jusqu’à 12 semaines de grossesses. Et là vous allez me dire : bon, ben du coup, tout avance, tout bouge et tout va bien. Oui mais non, Fabienne. Sinon je serai pas là.

Le "petit" génie de la semaine s’appelle Ben Bradley, il est britannique, député conservateur et accessoirement hétéro et blanc. Enfin non, pas accessoirement. Fondamentalement parce que, comme tel discriminé. Si. C’est ce qu’a affirmé Bradley à la Chambre des représentants. Le problème, je cite, c’est que nous sommes toujours représentés comme des oppresseurs, alors que nous pourrions être des rôles modèles, aider à l’ascension de tous. Ah oui, tiens dis donc, ils pourraient… 

En attendant, cibles d’attaques récurrentes, nous méritons d’être protégés au même titre que les gays, les noirs, et les femmes. Le privilège masculin n’existe pas, a poursuivi celui qui pense sans doute aussi que la terre est plate. Il demande donc instamment la création d’un ministère des droits des hommes, victimes selon lui de toutes ces luttes féministes et LGBT qui à force de lutter pour plus d’égalité, en viennent à faire dégringoler toute une catégorie sociale, la sienne, Et c’est vrai, il a raison, c’est dégueulasse l’égalité.

Churails en ourdou, witches en anglais, c’est le titre de cette série pakistanaise diffusée, depuis l’Inde, sur internet uniquement… Elle met en scène 4 femmes, qui toutes, à des degrés divers, ont été victimes de sexisme, de discriminations, de mauvais traitements (elles devraient en parler à Ben Bradley), mais bref, elles décident de faire front, et corps. Elles montent une agence de détectives, cachée derrière la devanture d’un magasin de vêtements islamique et elles se mettent à traquer les maris infidèles. C’est surtout l’occasion de parler de lesbianisme, d’inceste, de harcèlement sexuel, de masturbation et d’alcoolisme. Ah, d’argent, aussi. 

Autant dire qu’elles suscitent régulièrement le tollé au Pakistan… La série a même été interdite au mois d’octobre avant de revenir dans une version légèrement nettoyée… Faut dire que ces Witches ont le sens du timing. Les autorités pakistanaises sont entrées en campagne, ces derniers mois, contre ce qu’elles appellent « l’immoralité » et « l’indécence ». A ce titre, l’application Tick Tock a été suspendue. Tinder, appli de rencontre, est carrément interdite. Tout comme cette pub pour un biscuit dans laquelle une actrice dansait. Et c’est vrai, ils ont raison, danser pour un biscuit, c’est abuser.

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