En ce jour de Noël, nous voulions, nous aussi, célébrer la famille. Charlie, 2 ans et demi, Aurore et Marie-Clémence, ses deux mamans. Marie-Clémence n’était pas tout à fait destinée à cette vie là. Issue d’une famille catholique très traditionnelle, elle se rêvait femme de dentiste, mais ah l’amour !

Marie-Clémence n’était pas tout à fait destinée à cette vie là. Issue d’une famille catholique très traditionnelle, elle se rêvait femme de dentiste, mais ah l’amour!
Marie-Clémence n’était pas tout à fait destinée à cette vie là. Issue d’une famille catholique très traditionnelle, elle se rêvait femme de dentiste, mais ah l’amour! © Getty / Westend61

Marie-Clémence Bordait-Nicaise, On ne choisit pas qui on aime, Flammarion

C’est l’histoire d’une petite fille, qui, née dans une bonne famille, a déjà l’idée toute tracée, de ce qu’elle fera, de qui elle est. Dans sa tête les plans de la maison, les couleurs, la décoration, elle a de l’imagination, on a qu’à faire une extension, pour le cabinet du dentiste, c’est son mari, elle elle est sera institutrice. Et puis et puis ensemble ils auront des enfants, et ils seront de bons parents, après la messe du dimanche parfois iront au restaurant.

La petite fille s’y voit déjà, grandit et touche son rêve du doigt. Sauf que Cupidon passe par là, ça fait du bruit ? Non, grand fracas. Fracasse les murs, et les ornières, et les cadres et puis les barrières. La fille tombe amoureuse d’une femme, ouh là là, elle y perd son âme. C’est ce que pensent ses grands parents, la croient possédée par Satan. Elle les écoute et elle vacille, elle tangue, elle doute, douce jeune fille. Un peu plus elle fait pénitence, renoncerait à ce qui fait sens, pour elle, la femme de sa vie ? Abandonner, tourner le dos, à celle qu’elle a dans la peau ? L’amour te donne des forces inouies, tout à coup la fille sort les crocs. Essuie ses larmes, relève la tête, elle gronde, elle griffe et elle tempête. La suite ? Elle retombe sur ses pieds, sur la route qu’elle s’était tracée, disons à quelques détails prêts. Mais l’essentiel, lui, il y est

L’histoire qu’on va vous raconter ce soir est l’illustration parfaite qu’une route ne vaut jamais autant que ses bifurcations inattendues, ses itinéraires bis où on se croit perdus, qui nous entraînent dans des terres aussi merveilleuses qu’imprévues. Peut-être justement parce qu’imprévues, allez savoir.

blog

Collectif Famille.s

L'équipe