La jeune auteure Mathilde Forget publié son deuxième roman "De mon plein gré" aux éditions Grasset. L’histoire d’un viol, à travers un interrogatoire de police qui met en avant la culpabilité ressentie par les victimes.

On est près de Grenoble, un 21 Février. L’année : 1987, la petite Mathilde vient d’arriver.

Son père, Dominique, prof de philo et malicieux.

Sa mère, Isabelle, prof de piano, et affectueuse.

Une sœur plus grande, et un coussin qui est son doudou, et les copines à la récré. L’une d’elles surtout, quand elle la voit, ce cœur qui bat.

Mathilde a 8 ans, Mathilde tombe amoureuse. Sa première grosse bêtise, enfin, c’est comme ça qu’elle le vit, parce que c’est ce qu’on lui dit : aimer des filles, c’est interdit.

Alors elle veut être un garçon, et tous les soirs, elle prie, elle prie.

Adolescente, elle rêve. Dans sa chambre, un poster. L’affiche du film, Titanic, Leonardo di Caprio, c’est elle, qui tend les bras, comme ça, à l’avant du bateau, coucher de soleil, c’est beau ; Kate Winslet, est belle, elle sent le lait, elle l’aime

Se jette à l’eau, un peu plus tard. Elle est à Nice. Et à Nice, y a Melissa. Elle a de grands yeux, elle aime la fête, elle aime Mathilde, aussi, un peu. Mathilde l’embrasse, cette fois elle peut. Et comme on dit, c’est le premier jour du reste de sa vie.

Mathilde a vingt ans, Mathilde a trente ans, elle aime toujours le cinéma, et elle est toujours amoureuse, de celle ci, ou bien de cette fille là.

Elle fait la fête, parfois, elle boit. La folle ivresse, de la jeunesse… Et puis un jour, la gueule de bois. Entre temps ça a mal tourné, pour elle, à un moment, ça a vrillé.

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